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Until I Die :: 
Washington city
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 let's work together [Mike&Effie]

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MessageSujet: let's work together [Mike&Effie]   Mer 19 Avr - 10:27

C'est avec une certaine appréhension que la blondinette leva les yeux en direction du bâtiment imposant qu'était les bureaux du F.B.I. Disons juste que son arrivée en ville ne s'était pas déroulée comme prévue jusqu'à maintenant et qu'elle commençait à se demander ce qui pourrait bien lui tomber sur la tête aujourd'hui en plus de tout le reste. Suite à sa première journée, elle était rentée chez elle en larmes, totalement découragée. Assez pour téléphoner à son tuteur pour lui faire savoir que d'accepter ce poste à Washington n'avait sûrement pas été une bonne idée. Une horrible erreur. Comme à son habitude, Markus était demeuré calme et l'avait doucement raisonné sur le fait qu'elle devait se laisser un peu de temps avant de tirer ce genre de conclusion trop hâtive. Hum, quoi qu'il en soit, elle avait travaillé trop dur pour simplement reculer désormais. Quelque part ici, elle avait sa place ou du moins, elle s'en trouverait bien une. Elle inspira donc un bon coup avant de franchir les grandes portes, munis de sa carte d'accès officielle, avec sa photo et son département d’inscrits en dessous. On la laissa passer et elle prit l’ascenseur pour monter au troisième étage.  En quelques secondes à peine, elle analysa rapidement les deux autres personnes qui lui tenaient compagnie dans ce petit habitacle. Le type à lunette bossait dans le département informatique et à en juger par les petits autocollants de super héro qu'il avait collé contre sa carte d'accès, il devait forcément être un fanatique. Ou même un collectionneur. La brunette de l'autre coté abordait un air beaucoup plus tiré, elle semblait stressée comme si elle redoutait elle aussi sa journée. Le bip sonore résonna finalement, lui indiquant qu'il était temps pour elle de sortir, ce qu'elle fit donc. D'un geste mécanique, Effie resserra l'élastique à cheveux de sa queue de cheval, avant de replacer également son chemisier, espérant par la même occasion avoir une allure convenable.

« Vous! » La voix imposante et masculine de son chef résonna dans le corridor, ce qui lui arracha un sursaut intérieur. Elle pivota sur elle-même, croisant ainsi son regard insistant. « Dans mon bureau » Le genre de demande à ne pas discuter. L’appellation du vous la laissait tout de même confuse. Soit il n'avait pas eu le temps de mémoriser son nom ou alors il n'était pas capable de le prononcer, ce qui arrivait souvent étant donné qu'il était d'origine Islandais, ou pire encore, il était fâché. Hum. Difficile à dire pour le moment. Elle entra donc sagement dans son bureau, prenant place sur la chaise en face de lui. À en juger par son expression, il n'était pas fâché non. Simplement préoccupé. Et qui ne le serait pas, avec tout ce qui se passait dernièrement. « Voici le dossier dont vous vous occuperez aujourd'hui » Il déposa devant elle un cartable noir qu'elle ouvrit doucement pour observer le contenue. « Ce sont tout nos renseignements au sujet du suspect Taymour » Elle hocha la tête, avant de relever ses grands yeux clairs vers lui. « Vous allez interroger les voisins, ses amis et tout le monde autour qui seraient susceptible de nous transmettre ou de nous cacher de l'information » Effie cligna des yeux un instant avant de réagir enfin. « Oui bien sûr mais hum... je croyais que le MPD l'avait déjà fait et... » « Vous êtes profiler ou non? Trouver moi une piste point final, je veux un rapport ce soir sur mon bureau » Visiblement, elle n'allait pas pouvoir s’obstiner avec lui plus longtemps. Une fois de plus, elle hocha donc simplement la tête en signe d'approbation. Elle ferait ce qu'il demanderait. Le chef s'empara ensuite de son téléphone d'un air pressé. « Dites moi qui je dois vous envoyer pour vous accompagner et ensuite de ça, au boulot » La question la prit soudainement au dépourvue, ce qu'elle tenta de bien cacher. Quelqu'un? Heu. Mais qui? Elle ne connaissait pas personne encore. Il devait bien y avoir un nom qui lui reviendrait en tête... « Barsetti, Mike Barsetti » Son chef lui fit ensuite signe de sortir et elle s'empara du dossier en se relevant. « Il attendra en bas » Ce à quoi elle lâcha un simple merci avant de rapidement sortir de son bureau et respirer normalement à nouveau.

Elle était prête à parier qu'il ne serait pas particulièrement content de la revoir. Effie soupira, observant les gens qui passaient sur la rue. Pas question d'avoir l'air nulle cette fois-ci. Au moins elle savait qu'elle pouvait le supporter et qu'il connaissait sans doute mieux la ville qu'elle. Surtout qu'il semblait être question d'aller dans le East Side et pas une fois elle n'y avait mis les pieds encore. Elle reconnaissait principalement son quartier, Capitol Hill ou le Downtown. Bref, la blondinette patienta sagement jusqu'à l'arrivée de son nouveau partenaire.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Mer 19 Avr - 20:33

Je sais d'avance que ça me fera chier, que je serai assigné à la patrouille encore une fois. Je devrai passer la journée à supporter les pires crétins de la planète et les empêcher de faire des trucs complètement débiles. Je m'en fais une joie. Et c'est visible sur les traits de mon visage quand je franchis les portes de la station. C'est tellement visible que personne n'ose m'adresser la parole quand je les contourne pour m'avancer vers le couloir. Je suis d'un humeur de chien, c'est vrai, mais qui ne le serait pas? Je ne me suis pas défoncé pour rejoindre le SWAT, pour finir coller à la patrouille de rue comme un arriviste. Sans vouloir leur manquer de respect. Je passe donc mon chemin pour me diriger vers les vestiaires, ou du moins c'était mon intention avant que la voix de la contrôleuse ne m'intercepte. « Barsetti! » Je me stoppe, tournant mon regard vers elle pour la toiser d'un air interrogateur et agacé. « Tu vas pas en patrouille aujourd'hui. » Je hausse aussitôt les sourcils comme si elle venait de dire le truc le plus époustouflant de l'année. « Je suis au SWAT? » Je la vois pincer les lèvres avant de regarder sur son papier. Non...c'était une erreur de croire que c'était mon jour de chance. Et pour cause...« Oui, mais non...on a réquisitionné tes services. » Cette fois je m'avance en direction de son comptoir, de moins en moins convaincu d'apprécier la suite. « Juste moi? » Elle hoche la tête. « J'ai juste ton nom. Le FBI, ils ont de besoin de toi pour escorter une de leur agente sur le terrain. » Cette fois, la gueule m'en tomberait presque sur les épaules. Je la dévisage bêtement. « Je veux pas escorter une de leur agente, je suis pas une escorte!» Ce à quoi elle roule les yeux avant de me regarder d'un air sévère. « Barsetti, c'est le FBI, va chercher tes affaires et va faire ce qu'on te demande. » Je reste quelques secondes planté sur mes positions, comme si j'espérais que ça allait la faire plier, mais elle se contenta de hausser les sourcils d'un air de vouloir dire "qu'est-ce que tu fous encore là, bouge". « Effie Sven..dottir...tu dois la rejoindre au bureau du FBI. » Je plisse aussitôt les yeux, tentant de me souvenir d'où ce nom me rappelait quelque chose. Et ça me revint après quelques secondes. La petite blonde de l'attentat. L'incompétente de première. Enfin...peut-être qu'elle était compétente, ça restait à voir, mais pour le coup, elle avait fait plutôt pâle figure. Fallait dire qu'elle était plutôt pâle aussi. « Et pourquoi c'est moi qu'on demande? » Une tentative d'argument de trop puisqu'elle me répond par un long soupire lasse avant de me pointer la direction du couloir. « Je peux au moins prendre une voiture banalisée, ou je dois y aller en patrouille?» Elle secoue légèrement la tête avant d'attraper un trousseau de clé et de le lancer. Je l'attrape, et cette fois, je ne fais pas prier pour pivoter sèchement sur mes talons et prendre la direction des vestiaires, résolument emmerdé.

Je rassemble mon équipement, prenant probablement plus que nécessaire, mais comme on ne m'a pas vraiment briefé sur ce qu'il fallait aller faire sur le terrain, valait mieux prévenir. Après quoi, j'enfile rapidement mon uniforme. « 'Ssup Barsi?» Je tourne mon regard vers un gars de mon unité qui vient d'entrer dans le vestiaire, l'ignorant sciemment durant les premières secondes avant de me décider à répondre. « Je pars, faut que j'aille faire la pute pour le FBI...» Il ricane aussitôt. « Tu vas faire quoi? » Je souris bêtement. « Je dois escorter Frozen sur le terrain. » À nouveau il éclate de rire, encore plus fort. « Non attend...la blonde de l'attentat? » J'hoche la tête en guise de réponse avant de ramasser mes affaires pour me diriger vers la sortie. « Sens-toi libre d'aller le dire aux autres, riez tant que vous voulez, je m'en branle. » Que je lui lance, tout en le gratifiant d'un doigt d'honneur par-dessus mon épaule. Je me dirige ensuite vers le garage pour récupérer la voiture et me mettre en route en direction des bureaux du FBI. Toujours sans grande joie.

Une fois sur place, je stationne la voiture à l'avant des bureaux, poussant un long soupire avant de me décider à ouvrir la portière. Je balaye la devanture des yeux, avec une pointe de dédain intérieure. Le FBI, sérieusement? Pourquoi moi? Ce n'était pas comme si les éloges pleuvaient sur mes épaules dernièrement, même qu'on avait plutôt envie de me passer au broyeur la plupart du temps. Je me dirige vers la porte, me stoppant en reconnaissant la bouille de la Frozen en question, difficile à manquer celle-la quand même. Elle n'allait sûrement pas faire carrière dans le camouflage. Je force un sourire qui a malheureusement l'air plus pénible que sincère, mais au moins je fais l'effort. « Hey...Svendottir? »

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Jeu 20 Avr - 9:19

Il y avait au moins ça de positif, si elle parvenait à avoir une bonne journée productive, son chef serait probablement content de ses efforts. Elle espérait surtout ne pas rentrer les mains vides, ce qui serait catastrophique à ce stade. Même en étant nouvelle ici, personne ne semblait ouvert à l'idée de lui laisser un temps d'adaptation. Elle devait soudainement performer autant qu'un collègue qui avait dix ans d'expérience. C'était difficile, pas qu'elle doutait de ses capacités, mais tout allait si vite. Baisant les yeux sur le dossier qu'elle tenait toujours, la blondinette fit silencieusement une prière pour trouver ne serais-ce qu'un seul petit indice pour faire avancer cette enquête. L'approche de son partenaire de la journée la tira rapidement de ses pensées. Ah ça y est, le voilà. Et visiblement, son visage à lui en disait très long sur son début de journée. Un peu trop même. « Hey...Svendottir? » Elle étira un léger sourire timide avant de le corriger gentiment. « Appel moi Effie, ce sera plus simple... » Quitte à passer une journée entière avec lui, elle préférait un ton plus familier et détendu que de s'en tenir aux règles striques de la politesse. Voyant qu'il avait toujours cet air de mécontentement d'étampé au visage, elle lui emboîta le pas, question de discuter plus loin afin de s'assurer qu'il n'y aurait pas des oreilles de trop. Elle n'avait pas envie qu'on écoute ses conversations et puis c'était plus prudent comme ça. Une fois près de la voiture, la blondinette s'arrêta donc pour le dévisager à nouveau. « Je sais que tu demandes pourquoi je t'ai choisi toi et en vérité, c'est une drôle d'histoire... le chef m'a collé à ce dossier, ce qui n'était pas un problème en soit, jusqu'à ce qu'il me demande de choisir quelqu'un pour m'accompagner. C'est simplement ton nom qui m'est revenu en tête par hasard, je n'ai pas eu le temps de faire connaissance avec beaucoup de monde depuis mon arrivé et comme je ne voulais pas embêter mon chef avec ça je... et bien te voilà » Elle haussa doucement les épaules, sincère dans ses propos. Malgré tout, l’explication ne semblait pas avoir particulièrement d'effet sur son humeur. Qu'est-ce qui pouvait bien le contrarier? Cette journée ne serait clairement pas aussi pénible que de faire de la patrouille de rue, non? Ou alors c'était directement elle le problème, ce qu'elle avait du mal à croire étant donné qu'elle ne se considérait pas comme une mauvaise compagnie. Toujours incertaine, elle s'installa plutôt sur le siège passager, refermant ensuite la porte. Elle passa sa ceinture de sécurité, puis déposa son cartable sur ses genoux. Une adresse était indiqué en première page, qu'elle glissa plutôt à l'intention de son chauffeur désigné. Il saurait plus quoi en faire qu'elle.

« Comme tu t'en doute, je n'ai pas eu le temps encore de faire le tour de la ville... » Oui bon, ça aussi personne ne lui avait laissé le temps de s'y adapter. Elle avait un bon sens de l'orientation, mais c'était impossible de tout connaître en à peine une semaine. Cette ville était grande, voir encore plus que prévue. Il y avait plusieurs quartiers et énormément de bâtiments historiques. Sa demi-soeur lui avait promis une visite guidé, mais en vérité, ni une ni l'autre n'avait réussi à avoir un trou dans leur horaire surchargé. La vie d'adulte quoi. Effie prit donc le temps d'observer la route qu'ils empruntèrent, pour mémoriser un peu l'itinéraire. « Au fait, je ne t'ai pas parlé encore du dossier...j'oubliais. C'est au sujet de Faraj Taymour, le principal suspect des attentats... » Elle lui jeta un coup d’œil, comme pour confirmer qu'il était attentif, avant de poursuivre. « Le chef m'a demandé de faire le tour de sa communauté, ses voisins, ses connaissances ou même ses amis...pour les questionner et éventuellement trouvé une piste ou du moins, une information qui pourrait nous aider pour l'enquête » Pour ne pas dire, trouver quelque chose que le MPD n'a pas trouvé par lui-même. Le genre de truc qu'elle se garderait de mentionner. Oh elle croyait en leur capacité, mais son chef lui, avait plutôt été clair. Pas de discussion, elle devait repasser derrière quand même. « Ce sera toujours plus intéressant que de la patrouille, non? Et puis y a des chances qu'on découvre vraiment quelque chose... » Entre tenter d'arrêter un terroriste ou bien se balader en voiture et boire du café, il y avait une énorme différence pour elle. Si ce Mike était réellement un type de terrain, ça l'intéresserait probablement d'une manière ou d'une autre. Elle ne savait pas trop si elle disait ça pour lui remonter le moral ou juste pour lui changer un peu les idées, parce qu'elle préférait vraiment qu'il ne boude pas toute la journée. Tâchant de ne pas se décourager, la blondinette reporta plutôt son attention sur la route.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Ven 21 Avr - 20:50

Effie. Elle n'avait pas seulement la tête d'une princesse de Disney, elle avait le nom qui venait avec aussi. Je devais donc la tutoyer. En soit, ce n'était pas un problème pour moi, je serais assez effronté pour tutoyer la Présidente des États-Unis si l'occasion se présentait, mais pour le coup, ça m'agaçait oui. Pourquoi? Simplement parce qu'aujourd'hui était un jour où absolument tout m'agaçait. Ce n'était sans doute pas personnel contre elle, même si elle n'était actuellement pas ma personne favorite de ce monde, mais voilà. D'un autre côté, ça prenait 30 secondes juste pour dire son nom de famille, alors autant éviter de devoir le faire à répétition. L'idée de l'appeler Frozen ou Petite Souris me traversa bien l'esprit, mais comme je ne la connaissais pas vraiment, il valait sans doute mieux que j'évite de prendre le risque de me retrouver avec une plainte pour "non-professionnalisme", alors que le bureau de mon sergent commençait déjà à crouler sous ce genre de reproche à mon sujet. Faut dire que je n'étais pas du genre à mettre des gants blancs pour dire ce que je pensais, surtout pas depuis les cinq derniers mois. Oui, je faisais chier tout le monde, oui j'en étais conscient, et oui, je m'en branlais royalement actuellement. Alors l'appeler Effie? D'accord. Bien que pour la peine, je me contentais simplement de répondre par un hochement de tête avant de pivoter pour retourner vers la voiture. Elle avait besoin d'une escorte, c'était ce que j'allais faire. Personne n'avait dit que ça impliquait de ma part de devoir être bavard et sympathique. Le hic, c'est que elle, elle semblait vouloir l'être. « Je sais que tu demandes pourquoi je t'ai choisi toi et en vérité, c'est une drôle d'histoire... le chef m'a collé à ce dossier, ce qui n'était pas un problème en soit, jusqu'à ce qu'il me demande de choisir quelqu'un pour m'accompagner. C'est simplement ton nom qui m'est revenu en tête par hasard, je n'ai pas eu le temps de faire connaissance avec beaucoup de monde depuis mon arrivé et comme je ne voulais pas embêter mon chef avec ça je... et bien te voilà »   Par politesse, j'arrêtais mon mouvement près de la voiture pour la regarder pendant qu'elle me débitait ses explications, la scrutant du regard au passage. Cette fille avait vraiment une tête d'ange. C'était terriblement chiant, parce que franchement, comment on est censé envoyer chier quelqu'un avec une tête comme ça? Je serais presque tenté à me laisser aller à un peu de sociabilité, mais comme je m'étais mit en tête d'être de mauvais poil, et que je suis aussi entêté envers moi-même qu'envers tout le reste, ce n'était pas gagné. « Je me suis pas demandé, mais merci pour les explications. » Platement. Pourquoi je serais le seul à devoir avoir une mauvaise journée hein?

Je me glisse dans la voiture et referme la portière, attendant qu'elle en fasse autant pour démarrer le moteur. « Comme tu t'en doute, je n'ai pas eu le temps encore de faire le tour de la ville... » Je lui jette un bref coup d’œil. Fallait vraiment qu'on discute? « J'ai pas fait le tour non plus et je suis ici depuis toujours...si ça peut te rassurer. » Bon techniquement oui, j'en avais fait le tour, surtout à faire de la patrouille, mais j'étais presque certain de ne jamais avoir fait absolument chacune des rues. Et je sais bien que ce n'était pas ce qu'elle voulait dire en disant ça, mais pourquoi manquer l'occasion d'être désagréable. Je démarrais donc la voiture pour prendre la direction de l'adresse qu'elle m'avait donné. Et cette fois, elle ne sembla pas vouloir insister sur le bavardage et entra plutôt dans les détails de sa mission. Sans surprise ça concernait l'affaire Taymour et les attentats. Elle était donc censé faire des interrogatoires sur l'entourage du suspect. « Ça pas déjà été fait? » Oui bien sûr. Et je le savais. C'était le MPDC qui s'en était chargé, et évidemment le FBI ne pouvait pas s'en contenter et aller repasser par derrière.  « Ce sera toujours plus intéressant que de la patrouille, non? Et puis y a des chances qu'on découvre vraiment quelque chose... » Découvrir quelque chose. Personnellement, ça ne me motivait pas tellement. Je n'étais pas un flic d'enquête, mon travail c'était de neutraliser les méchants, pas de les chercher. À choisir, je préférais peut-être même faire de la patrouille que de devenir un enquêteur. Et pourtant, je connaissais bien le domaine puisque c'était celui de mon père. « Qui t'as dit que je faisais de la patrouille? Je suis au SWAT. Tu l'as pas remarqué la dernière fois? » Soit ma réputation commençais vraiment à me précéder, soit elle avait poser quelques questions à mon sujet. Bon ma situation n'était pas un secret non plus. Les secrets sont difficiles à garder dans ce milieu. Sauf que bon, si elle se croyait avec un patrouilleur, aussi bien lui donner raison. Je jette un coup d’œil au nom de la rue avant d'y tourner, déviant ainsi légèrement de notre trajectoire. « Tu veux un café? » Question pour la forme, parce que peu importe la réponse, j'allais m'arrêter en prendre un. « Il me faut un café. » Et c'était bien vrai, avec les nuits que je passais à presque tout faire sauf dormir, j'en avalais des litres, question de rester assez allumé pour que personne ne réalise que j'étais en laque total de repos.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Sam 22 Avr - 9:37

Difficile à dire, mais avait-elle vraiment fait le bon choix en nommant Mike pour l’accompagner? Parce que depuis la première seconde déjà, il ne démontrait aucun enthousiasme à la chose et pire encore, il semblait y avoir réellement un truc qui le dérangeait au plus profond de lui-même. Ce n'était pas de sa faute si elle avait été pris au piège par son chef. Il n'était pas stupide, il savait qu'elle serait incapable de s'orienter seule et s'il avait jugé bon de lui demander de choisir un partner, ce ne devait pas être pour rien. Elle ne regrettait pas de s'en être sortie en nommant rapidement Mike, sauf qu'elle avait espéré un peu trop qu'il ne lui en tiendrait pas rigueur en retour. « J'ai pas fait le tour non plus et je suis ici depuis toujours...si ça peut te rassurer. » Bon d'accord, elle avait mal supposé dans ce cas-là. Non mais sérieusement, il en savait quand même beaucoup plus qu'elle. Préférant ne pas lancer un débat sur le sujet, ce qui serait futile et immature en plus de ça, Effie entra plutôt dans les détails de la mission d'aujourd'hui. De toute façon, elle devait le mettre au courant avant d'arriver à destination. L'affaire Taymour n'était pas un secret pour personne, ils avaient tous épluché ce dossier des tonnes de fois dans les dernières heures. Limite elle en rêvait presque la nuit. Ce n'est pas à elle qu'on avait demandé de monter son profil, dût à son manque d'expérience, mais elle pouvait tout même s'imaginer beaucoup de chose à son sujet. Ce type, ce n'était pas du tout de la rigolade. Et à son avis, le laisser lousse dans la nature ne faisait que augmenter son niveau de confiance. Avec de la chance, grâce à cela, il ferait une erreur qui le trahirait un jour ou l'autre. Ou alors, il en profiterait malheureusement pour recommencer. Rien n'était sur. Quoi qu'il en soit, elle voyait la pression que cela pouvait exercer sur un département aussi important qu'est le F.B.I., donc elle n'était pas surprise de devoir repasser derrière le boulot que les flics de la ville avait fait. Ce pourquoi elle ignora la question de Mike, qui comprendrait par lui-même qu'il était inutile d'aller remettre en question les ordres de son chef. Elle n'avait pas le pouvoir de renverser ce genre de décision. Et lui encore moins.

Bon d'accord, monsieur n'était pas plus motivé une fois informé de l'enquête, sauf que ce serait toujours mieux que de faire de la patrouille.  « Qui t'as dit que je faisais de la patrouille? Je suis au SWAT. Tu l'as pas remarqué la dernière fois? » Ah merde. Elle se mordit la lèvre inférieure, avant de ravaler les mots qui seraient sûrement de trop. Stop, pas question de mentir. Elle détestait pour mourir les gens qui osaient lui mentir en pleine face. C'était fâchant, surtout de la part de quelqu'un en qui on était supposé avoir confiance. Elle s'était promis de ne pas jouer ce jeu-là. Sauf que si elle lui déballait la vérité, son instinct lui soufflait que Mike ne risquerait pas de bien réagir. Ça va, elle n'avait rien fait de mal ou d'illégal vraiment, mais bon. « Tu veux un café? » Hum, quoi? Perdue dans ses pensées, elle tourna la tête vers lui. Pourquoi faire, un café? Est-ce qu'ils avaient vraiment le temps de faire un arrêt? « Il me faut un café. » Apparemment, c'était très important oui. « Non merci » Pas de café pour elle, elle était capable de s'en passer et de bien fonctionner quand même. Dormir 8h par jour de façon régulière lui permettait de ne pas avoir des chutes de fatigue au courant de la journée. Et parlant de café, elle patienterait jusqu'à ce qu'il puisse l'avoir avant d'aller dire quoi que ce soit d'autre. Sage décision oui. Juste au cas où. « Je suppose que tu le prends noir... » À voir comment il en avait de besoin, il n'était pas du genre à perdre du temps avec un lait ou une crème. Elle le laissa donc sagement commander son précieux breuvage au service à l'auto, ce qui lui arracha tout de même un soupire au final. Mais quelle honte de se retrouver là. Elle n'était pas devenue agent du F.B.I pour se commander des foutus cafés! Prenant un peu sur elle, la blondinette l'observa boire sa première gorgée. Bien, maintenant qu'il était calmé... « Je sais pour la patrouille parce qu'en tant que profiler j'ai accès à tous les profils des membres des forces de l'ordre et j'ai parcourus vaguement le tiens » Valait mieux ne pas mentir sur ça, parce qu'elle y avait appris beaucoup de choses d'ailleurs et qu'à un moment ou à un autre, elle risquerait forcément de se trahir. « Suite au décès d'un des membres de ta famille, ils ont établis un nouveau profil psychologique et jugé bon de te faire prendre une pause en dehors du SWAT jusqu'à nouvel ordre » Elle se risqua un coup d'oeil dans sa direction, ce qu'elle regretta immédiatement. Aucunement besoin d'interpréter quoi que ce soit sur son visage, il était sérieusement fâché. Sur le coup, elle se sentit un peu mal quand même, parce que ce n'était le but qu'en lui disant la vérité, qu'il croit qu'elle cherchait à le provoquer ou quelque chose comme ça. « ...je suis désolée, je savais pas qu'il valait mieux... ne rien dire sur ton père et... » Sujet très glissant comme on dit. Mais pourquoi est-ce qu'il avait une réaction comme ci... OH. Ben merde Effie! Comment avait-elle pu ne pas comprendre ce détail gros comme une montagne dans une prairie. Le dénis. Okay mais pas étonnant qu'ils ont jugé bon de lui faire prendre une petite pause oui! Il en avait parlé à personne de la mort de son père? Peut-être aurait-elle du lire son profil en entier finalement. Sauf qu'il faisait déjà plus de 5 pages. « Je vais pas en reparler, juré » Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris de parler de ça. Elle était une bonne communicatrice, mais lui en revanche c'était le total opposé. La mine triste, elle plongea ses grands yeux vitreux dans son regard comme pour implorer son pardon.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Sam 22 Avr - 20:12

Bon bien sûr qu'elle avait fouillé dans mon dossier, fallait même s'y attendre de la part d'un FBI, tous des péteurs. J'aimerais bien les y voir parfois, à devoir faire ce que font les flics, le travail de merde. Je ne suis pas certain qu'ils s'en sortiraient si bien que ça. Pas étonnant qu'elle croyait que son boulot était plus intéressant que de faire de la patrouille. Est-ce qu'elle en avait seulement déjà fait? Probablement pas. Sauf qu'au fond, ce qu'elle pensait de la patrouille, je m'en fichais bien. Je n'allais pas non plus me mettre à en vanter les avantages puisque franchement, je trouvais quand même ça extrêmement agaçant et barbant à faire. C'était comme retomber en bas de l'échelle, carrément. C'était les gamins qui sortaient de l'académie qui se faisaient coller à la patrouille, pour apprendre le métier et se faire les pieds. Dans mon cas, c'était déjà fait, j'avais déjà donné de ce côté et je m'étais démené pour faire ma place et être accepté au SWAT. Et juste parce qu'une débile de fouille-merde avait décidé que je n'étais pas en état de continuer pleinement, je me retrouvais à nouveau collé à cette position ingrate. Et tout ça, je n'avais évidemment pas spécialement envie de m'en justifier face à Frozen, j'optais donc plutôt à lui faire subir un des vieux clichés rattachés à la police, en réclamant un arrêt pour un café. Et puis vous savez quoi? J'allais même prendre des beignets. Je lui jetais un bref coup d’œil quand elle supposa que je prendrais mon café noir. Ptss. Non. Bon, ouais...Et alors? Elle était chiante franchement. Elle avait quelque chose contre les cafés noirs aussi? Raciste. Whatever. Je commandais plutôt mon café noir, oui. Et demandais à ce qu'on ajoute deux beignets à la commande aussi, juste pour le plaisir de nourrir ses préjugés, car pour ce qui était des pâtisseries, je me les gardais les deux.  

« Je sais pour la patrouille parce qu'en tant que profiler j'ai accès à tous les profils des membres des forces de l'ordre et j'ai parcourus vaguement le tiens » D'accord, comme je me doutais. Elle débarquait ici, probablement en s'imaginant me connaître parce qu'elle avait lu mon dossier. Je paris même qu'elle s'était déjà faite son opinion à mon sujet. Je ne remets pas en question le talent des gens qui font du profilage, mais tout n'est pas toujours noir sur blanc. Je ne réponds pas, espérant que ça l'arrête sur sa lancée. Elle ne s'en rendait peut-être pas compte, mais elle était quand même en train de mettre le pied sur un terrain glissant, et quand on n'a pas d'expérience sur le terrain, vaut mieux éviter de le faire. Je buvais une autre gorgée de mon café tout en me remettant en route. « Suite au décès d'un des membres de ta famille, ils ont établis un nouveau profil psychologique et jugé bon de te faire prendre une pause en dehors du SWAT jusqu'à nouvel ordre » Machinalement, je crispais un peu plus mes doigts sur le volant pour me retenir de mettre le pied au frein et la foutre dehors de la voiture. Il fallait rester un gentleman à ce qu'on dit. Fallait être gentil avec les femmes, il ne fallait pas les insulter, ni les brutaliser. C'était la marche à suivre pour tout homme qui se respectait. C'était la façon de faire qu'on m'avait apprit. Mais qu'est-ce que je les ai dans le cul les gentlemans! C'était vraiment pas la journée pour me mettre en rogne. « ...je suis désolée, je savais pas qu'il valait mieux... ne rien dire sur ton père et... » Oh celle-là, j'allais me la faire. Et pas dans le sens agréable du mot. Je tentais néanmoins de me contenir, gardant en tête que ça allait me faire une belle jambe si je me collais un rapport négatif d'un agent du FBI. C'était mon sergent qui allait m'étrangler. Et même la réputation impeccable de mon père n'allait pas toujours pouvoir me sauver. Je n'étais pas con non plus, je savais bien qu'on essayait de me ménager parce que j'étais son fils et qu'ils l'estimaient tous énormément. Sauf que j'étais pas comme lui moi, je n'étais pas d'une patience infinie, quand on me faisait chier, je faisais chier en retour et si on me cherchait, on ne le faisait jamais bien longtemps. Est-ce que c'était écrit dans mon rapport ça? Probablement pas, parce que sinon, elle n'aurait jamais osé venir me parler de mon père.  « Je vais pas en reparler, juré »  Je croise son regard quelques secondes, et même si je me doute que son air de chiot battu arriverait probablement à faire craquer le plus sans cœur des hommes, je n'allais résolument pas me laisser avoir.

J'appliquais plutôt sèchement les freins tout en me rangeant sur le côté du trottoir. Et une fois la voiture immobilisée, je tournais à nouveau mon regard vers elle. « Uno. Tu me parles pas de mon père. Tu le connais pas, t'as pas le droit d'en parler. Due. C'est déjà à chier que t'ai lu mon dossier plutôt que de me parler directement, alors la prochaine fois, évites de le dire. Tre. Ton opinion m'intéresse pas. Et quattro, si tu crois que je serais pas capable de te coller sur le trottoir et te laisser toute seule en plein East side, c'est que t'as pas très bien comprit mon profil psychologique. » Est-ce que c'était méchant? Peut-être un peu. Ça risquait de me causer des problèmes ce genre de discours aussi. Et à vrai dire, à la seconde, je le regrettais peut-être un peu. Je n'étais pas quelqu'un de méchant. Et je n'étais pas le genre de mec à parler de cette façon à une fille qui faisait cette tête. Elle était sans doute sincère quand elle disait être désolé, ça ne me donnait pas vraiment le droit de me décharger sur elle de la sorte. Je détourne les yeux le temps d'inspirer un coup. Sang froid Mike, self control. « Oublie ça. C'est pas grave. C'est pas contre toi, la journée a juste mal commencé. » En même temps, j'attrape un beignet et le coince entre mes dents tout en ouvrant la portière de la voiture. Une fois dehors je le reprends, non pas sans en croquer une bouchée au passage. De mon autre main, je tapote légèrement sur le toit de la voiture. « On est arrivé, c'est pas loin d'ici. » Après quoi, j'attrape mon casque de protection pour l'accrocher à ma ceinture. Comme on avait affaire à des possibles terroristes, ça faisait partie du protocole de sécurité que de l'avoir. On ne pourra pas me dire que je ne les suis pas les protocoles après ça. Je relevais ensuite les yeux pour la balayer du regard. « Ils t'ont fournit un gilet pare-balles au moins?»

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Dim 23 Avr - 10:00

Mais qu'est-ce qu'ils ont les gens à ne pas faire leur deuil? Sérieusement. Est-ce qu'ils savaient seulement le mal qu'ils s’infligeaient en refusant de faire face à la réalité? C'était ni plus ni moins que de l'auto mutilation mental. Elle aussi avait perdu ses parents, mais à un âge où il était parfaitement normal d'en faire une crise, étant donné qu'elle avait en bas de dix ans. N'importe quel enfant aurait réagit de la sorte. Elle s'en souvenait très bien même, elle n'avait pas oublié. Sauf que Mike avait grandement passé l'âge de se permettre une réaction de la sorte. Nier le décès de son propre père, mais pourquoi? Sûrement pas par refus d'en souffrir, parce qu'il fallait être aveugle pour ne pas réaliser qu'il avait mal depuis longtemps et qu'il traînait ça comme un vulgaire petit bobo qui continue de s'ouvrir et de se rouvrir mais dont on a pas besoin d'y accorder une importance particulière. Ce qui était complètement faux dans son cas. C'était grave et il se devait d'y mettre un terme. Ou du moins, de tenter d'en parler. Ce que la psychologue n'avait d'ailleurs pas réussit à faire. Le faire parler. Voilà qui lui indiquait bien qu'il était obstiné et têtu en plus de ça. En même temps, elle-même n'avait jamais été fan des psychologue. C'était le côté totalement détaché et froid d'eux qu'elle n'aimait pas. Elle faisait preuve de beaucoup trop d'empathie pour pouvoir exercer un tel métier. Elle n'en serait pas capable et un profiler n'est pas un psychologue en soit, pas vraiment. Si Mike continuait de s'acharner sur la sienne, il ne risquerait pas de récupérer son poste, pas sans prouver qu'il avait surmonté ses épreuves au lieu de les enterrer comme un chien enterre son os dans le jardin et d'y revenir plus tard. Ça ne fonctionnait pas comme ça. Ce n'était pas aussi simple. L'esprit humain était trop compliqué pour qu'une telle solution soit efficace à long terme.

Donc oui, elle s'excusait et elle était honnêtement désolée pour tout. Il est vrai qu'elle ne le connaissait pas vraiment, mis à part des indications sur un bout de papier et s'il savait lire entre les lignes, ce qui n'était peut-être pas le cas par contre, il comprendrait que malgré son dossier, elle avait quand même demandé lui et pas un autre. Effie était consciente de ne pas le connaître totalement et ça ne lui donnait pas tellement le droit d'aborder des sujets délicats de la sorte avec lui. Après tout, elle n'était pas sa psychologue non plus. Et elle ne voulait pas réellement voir combien de temps il serait encore patient avec elle, parce que là, on semblait être à la fin du rouleau. Apparemment, le café n'avait pas encore fait son chemin. Il se retenait d'exploser, ce qui ne semblait pas être mieux au fond, mais qui lui éviterait d'avoir à faire face à sa colère. Lorsqu'il s'arrêta finalement au bord de la rue, elle tourna la tête vers lui. « Uno. Tu me parles pas de mon père. Tu le connais pas, t'as pas le droit d'en parler. Due. C'est déjà à chier que t'ai lu mon dossier plutôt que de me parler directement, alors la prochaine fois, évites de le dire. Tre. Ton opinion m'intéresse pas. Et quattro, si tu crois que je serais pas capable de te coller sur le trottoir et te laisser toute seule en plein East side, c'est que t'as pas très bien comprit mon profil psychologique. » Lui en parler directement, mais une minute! Parce qu'il aurait mieux réagit peut-être? Le beau mensonge oui, il aurait eu la même foutu réaction et elle était prête à y mettre sa main au feu! Ce qu'elle se garda bien de répliquer, tout comme la partie où elle n'avait pas bien comprit son profil comme il dit. Elle avait pas besoin de le comprendre non, il était un livre ouvert qui se croyait fermé. Ça c'était pas de sa faute, mais elle n'avait aucun mal à imaginer de dont il était capable ou non. De toute façon, elle avait compris à l'instant qu'il était inutile de parler de son père. La terre entière n'en avait pas le droit, parce qu'il ne le voulait pas et refusait lui-même de le faire. La blondinette étira une moue boudeuse, se gardant le droit de silence. Non mais faut le faire, mettre en colère la seule personne qui avait bien daigné de lui adresser la parole le premier jour. Si ça se trouve, elle faisait aussi partie des causes perdues.  « Oublie ça. C'est pas grave. C'est pas contre toi, la journée a juste mal commencé. » La journée avait débuté par quoi au juste? L'annonce qu'il allait devoir accompagner un agent du F.B.I sur le terrain, alors en quoi est-ce que ça n'avait pas de rapport avec elle? Peu importe. Si c'était l'occasion de tourner la page sur le sujet, elle allait la saisir oui.

Ouvrant son dossier, elle récupéra la photo du suspect, pendant que Mike se glissait hors du véhicule. Elle glissa la photo dans sa poche, préférant l'avoir sur elle pour demander des informations aux personnes qui vivaient dans le même logement que lui. « On est arrivé, c'est pas loin d'ici. » Oh parfait, elle avait bien envie de bouger un peu maintenant et de prendre l'air. « J'arrive » Elle parcouru une fois de plus la liste des informations même en sachant qu'elle les avait tous mémorisé depuis. Une fois prête, elle sortie de la voiture en jetant rapidement un coup d’œil autour. Le East Side ne semblait pas être si pire que ça. Du moins, en apparence. « Ils t'ont fournit un gilet pare-balles au moins?» Elle hocha la tête. « J'ai même le droit à une arme... » Levant les yeux vers lui, elle étira un sourire timide, mais amusé. Comme si le F.B.I allait l'envoyer presque nue dans un environnement qui comportait des risques. Mike n'était pas là pour rien d'ailleurs. Son chef ne l'aurait pas laissé y aller seule même en connaissant parfaitement le terrain. « Ce qui me plaît moins, c'est la non-subtilité de la chose... » Et ouais, maintenant ils allaient être plutôt facile à repérer. On pourrait les repérer aussi aisément que si leur informe était en jaune fluorescent.  Malgré tout, elle enfila bien son gilet et tout ce que le protocole lui exigeait d'avoir, question de ne pas faire d'erreur à ce niveau-là. Après ça, elle jeta un coup d'oeil en direction de Mike, non sans cacher un certain découragement. Génial. Il allait faire peur à tout le monde maintenant. Ce qu'elle se garda de mentionner. Au lieu de ça, elle lui emboîta le pas en direction de l'immeuble à logement où ils devaient se rendre. « Taymour vivait au quatrième étage, je propose que l'on commence par là. » Ça lui semblait logique, étant donné qu'ils avaient de fortes chances pour qu'un voisin l'ait déjà croisé par le passé. Juste ça lui suffirait pour récupérer de la bonne information. Avant d'entrer, elle s'arrêta pour barrer le chemin de Mike, plongeant son regard dans le sien. « Que ce soit clair, je pose les questions et toi tu t'abstiens de brusquer qui que ce soit ou alors tu leur donneras une bonne raison de nous détester. Je pourrais pas me concentrer si je dois aussi m'occuper de te retenir en même temps. Si je te dis qu'il ne ment pas, c'est qu'il ne dissimile rien d'important alors on passe au suivant et s'il ment....on avisera ensuite » En résumé, pas de bagarre et pas de bordel. De la subtilité, si possible et le tout dans un parfait calme. Voilà ce qui ressemblait à un bon plan. Elle entra la première, prenant la direction de la cage d'escalier. Évidemment, il n'y avait pas d’ascenseur.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Mar 25 Avr - 20:06

Mais qu'est-ce que j'espérais au fond? Ce n'est pas comme si on pouvait vraiment espérer avoir le dernier mot avec une profileuse. Non, ils étaient presque pire que les psychologues. Même si je m'acharnais pendant trois heures à essayer de réfuter ce qui était écrit dans mon dossier, de lui dire que c'est faux, que ça ne veut rien dire, que ça ne me représente pas, à quoi ça servirait? Y'avait fort à parier que cette fille, quand elle avait une idée dans la tête, elle ne l'avait pas dans le cul. Et elle devait déjà s'être fait sa propre opinion de mon dit profil, alors ça ne me servait à rien d'essayer de prétendre ne pas être le gars qu'on décrivait dans ce dossier. En fait, à bien y penser, j'espérais même que c'était fidèle à la réalité. Si ça les amusait d'écrire à quel point j'étais imparfait, et bien qu'ils s'amusent! À l'heure actuelle ça me faisait ni chaud ni froid de savoir ce qu'on pensait de moi. Ils pouvaient tous aller se faire voir. Et je sais que si mon père avait été là, il m'aurait passé un sacré savon pour oser penser de cette façon, mais il n'était pas là, et il ne risquait pas de réapparaître non plus. Sauf si je le faisais damner assez pour qu'il en descende de son ciel. Ça restait à voir. Pour ce qui était de Effie, rien de tout ça n'était de sa faute. Et peut-être que si j'avais été dans mes bons jours j'aurais même apprécié sa présence. Après tout, elle n'avait pas l'air bien méchante, même qu'elle n'avait carrément pas l'air méchante. Et c'était à se demander si elle allait survivre à ce métier. Elle sortait tout juste de l'Académie, autant dire qu'elle n'avait eu que de la rigolade. Et si son arrivée en plein attentat terroriste était quand même un bon aperçu de ce qui l'attendait, elle avait intérêt à se préparer au pire. Ou alors peut-être pas. Le FBI ce n'était pas exactement comme la police, eux ils s'occupaient des grosses affaires, du sensationnel, des cas extrêmes, des cas rares, ce qui étaient jugé comme étant trop pour la simple police. Sauf que les flics eux, ils voyaient le pire, ils voyaient la misère, la souffrance, la pauvreté, la barbarie gratuite. Ce métier ça vous pourrissait à la longue. Pas étonnant qu'il y en avait tellement qui se perdaient en chemin. Il fallait devenir violence, devenir insensible pour y survivre soi-même. Et franchement, elle avait la tête d'une fille qui n'avait pas finit de morfler. Après, ce n'était pas non plus mon rôle de lui en faire baver puisque nécessaire. Ce n'était pas mon intention, mais c'était elle qui avait demandé à ce que je sois son escorte du jour. Si elle le regrettait d'ici la fin de la journée, c'était entièrement de sa faute à elle. Au moins, elle n'était pas complètement débile et le fait qu'elle décide de ne pas relever sur ma réplique rageuse en était la preuve. Le sujet était donc clôt, inutile de s'acharner sur les sujets qui fâchent, même si actuellement, tout ou presque, me fâchait.

Je prenais une nouvelle bouchée dans mon beignet, en attendant que la princesse nordique installe son équipement. « Ce qui me plaît moins, c'est la non-subtilité de la chose... » C'est vrai que ce gilet avait l'air énorme sur elle, et pourtant il devait être à sa mesure. C'était à se demander où elle pouvait bien réussir à cacher des muscles là-dessous. « C'est pas une mission d'infiltration non plus. » Inutile de cacher le fait qu'on était des flics. Puis d'accord, ça pouvait faire de nous des cibles faciles, mais inversement ça avait aussi son effet. Les gens avaient tendance à moins faire les malins devant des flics bien équipés que devant ceux qui se traînaient un simple badge. Tout de suite, on avait l'air plus dangereux et plus sérieux. Et si vraiment, ça ne suffisait pas à les convaincre, j'allais m'en charger moi-même. Sans plus, je me dirigeais donc vers l'immeuble, parce que c'était bien joli tout ça, mais si je voulais que cette journée finisse, il fallait bien finir par la commencer. « Taymour vivait au quatrième étage, je propose que l'on commence par là. » Ouais ouais, qu'importe, tant qu'on y était. Je n'y portais pas vraiment d'attention, ou du moins jusqu'à ce qu'elle se mette en travers de mon chemin pour m'arrêter. Je posais aussitôt mon regard sur elle, un poil emmerdé. Elle n'allait pas commencer à faire sa mère supérieure en plus? Si? Évidemment, oui. Mégère.  « Que ce soit clair, je pose les questions et toi tu t'abstiens de brusquer qui que ce soit ou alors tu leur donneras une bonne raison de nous détester. Je pourrais pas me concentrer si je dois aussi m'occuper de te retenir en même temps. Si je te dis qu'il ne ment pas, c'est qu'il ne dissimile rien d'important alors on passe au suivant et s'il ment....on avisera ensuite » Cette fois, j'arque un sourcil, hochant légèrement la tête. Elle croyait qu'elle aurait plus de succès que moi? Avec des muslims? Inexpérience bonjour. Mais d'accord, si ça pouvait lui faire plaisir, j'allais la laisser patiner un peu. Ou plutôt, si j'en avais la patience, j'allais la laisser faire, mais l'important pour l'instant c'était qu'elle y croit. « Copy that. » Je la laissais donc prendre les devants, lui emboîtant le pas pour monter les escaliers. Une fois à l'étage, je la laissais même choisir la porte et y cogner. Dans son dos, je me mordais le coin de la lèvre d'un air presque amusé alors qu'aucune réponse ne venait, et ce même si on entendait clairement qu'il y avait des gens à l'intérieur. Il manquait peut-être un peu de Kong dans son King. Pauvre souris. Et moi j'avais pas que ça à faire. Je m'avançais donc d'un pas en tendant le bras pour frapper trois grands coups contre la porte. « FBI, ouvrez la porte! On vous entends! » Avec un peu de conviction ça marchait toujours mieux. Et pour cause, un homme vint entrouvrir légèrement le battant au bout de quelques secondes. J'en profitais d'ailleurs aussitôt pour appuyer lourdement ma main contre la porte, question qu'il ne soit pas capable de nous la claquer au nez si l'envie lui en prenait. Pour ce qui était du type, il nous dévisage d'abord, moi d'un air mécontent et Effie d'un air dédaigneux. Fallait s'y attendre. « On doit vous poser des questions sur votre voisin Taymour...» Tout en disant, je penchais légèrement la tête pour regarder par l'embrasure, y distinguant la tête de deux ou trois mômes, tant bien que mal retenus par deux femmes. Probablement la mère et la grand-mère. Faut dire qu'ils étaient des champions ceux là pour finir par être entassé à dix dans un appartement qui n'aurait pas du contenir plus de quatre personne. L'homme secoua alors la tête, visiblement peu enclin à coopérer. « J'ai déjà dit tout ce que je savais à la police, rien de plus à dire. » Je roule les yeux. « Ouais bah, ça a pas satisfait le FBI, vous allez nous répondre dans la porte ou vous nous laissez entrer? » Il marmonne aussitôt quelques baragouinages mécontents dans sa langue natale avant de se décaler pour ouvrir le passage. Je jetais alors un coup d’œil à Effie, l'invitant du regard à faire ce qu'elle avait à faire. Après tout, c'était elle qui devait mener la danse apparemment.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Mer 26 Avr - 19:39

Bien, la voilà tout équipée et prête à entrer dans ce fameux immeuble à logements où vivait le suspect. Ce qui l’intéressait, c'était principalement le voisinage. Pourquoi? Ne jamais sous estimer ses voisins. Voilà pourquoi. Il s’agissait très souvent des meilleurs espions de la ville. Ils savaient tout, la moindre rumeur, le moindre ragot qui cours. C'était très souvent d'horribles petits curieux. Les interroger lui semblait logique, même si elle doutait qu'ils tenteraient tous de dissimiler quelque chose. Qui ne le ferait pas? Sans doute ne voulaient-ils pas avoir des ennuis simplement pour avoir écouté aux portes de leur voisins. Ou alors, ils auraient peur des représailles. Fallait penser au fait que Taymour courrait toujours en liberté. Armé et dangereux. Bref, c'est ce genre de petits détails subtiles qu'elle tenterait de démasquer pour obtenir une piste. Par précaution, elle freina son partner sur le seuil de la porte, question de lui faire comprendre qu'elle souhaitait que tout se passe bien et dans le calme. Pas de bagarre ni quoi que ce soit du genre. Le but n'était pas de foutre le trouble dans cette communauté. « Copy that. » Parfait. Elle entra donc, se dirigeant vers les escaliers qu'elle commença à gravir. Une fois à l'étage, elle observa le couloir d'un air songeur. Le suspect vivait au 403. Observant les différentes portes, elle se planta devant celle qui lui faisait face. « Celle là en premier... » Motivée, la blondinette frappa donc poliment à la porte. Hum. Pas de réponse. Et pourtant elle était certaine de les entendre de l'autre côté. Bizarre. Peut-être que si... Mike prit les devant, frappant plus brutalement qu'elle, ce qui lui arracha un sursaut sur le coup. « FBI, ouvrez la porte! On vous entends! » Pas très subtile ça! Sans un mot, elle tourna la tête dans sa direction, lui lançant un regard désapprobateur. Ces pauvres gens seraient déjà sur les nerfs à l'idée d'avoir des visiteurs de la sorte. Et voilà qu'un homme venait justement d'entre ouvrir la porte, visiblement réticent. Devait-elle s'excuser pour le dérangement? « On doit vous poser des questions sur votre voisin Taymour...»  Ou alors passer directement au sujet de leur visite, oui pourquoi pas. Concentrée sur la réaction de cet homme, Effie laissa le soin à Mike de maîtriser gentiment la porte. Oh il n'était pas heureux. Son attitude démontrait déjà qu'il se fermait totalement à l'idée de répondre à des questions. « J'ai déjà dit tout ce que je savais à la police, rien de plus à dire. »  Bon. Elle s'y attendait un peu, sauf qu'elle n'était pas prête à reculer pour autant devant un refus de collaborer. Hors de question de faire demi tour. « Ouais bah, ça a pas satisfait le FBI, vous allez nous répondre dans la porte ou vous nous laissez entrer? » Dit comme ça... Toujours très calme, elle tourna la tête en direction de son partner qui l'invita à prendre les devants à nouveau. Timidement, elle entra donc dans le domicile, non sans noter que leur hôte se chargeait déjà d'expliquer la situation au reste de sa famille, dans sa langue natale. La plus vieille dame récupéra donc tous les enfants, les poussant plutôt en direction de la cuisine pour libérer le salon.  

Effie s'approcha donc, jetant un coup d'oeil en direction de la femme voilée. Hum. Sans doute serait-il plus compliqué de lui parler à elle, valait mieux poursuivre avec le premier pour briser la glace. « Faraj Taymour vit en face de chez vous, semblait-il différent ses jours-ci? Dans son attitude ou alors dans sa routine habituel? » L'homme lui lança un regard agacé avant de se tourner vers Mike. Hey oh, c'était elle qui lui parlait, pas lui! Et elle tenait à sa réponse. Insistant du regard, elle le fixa jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche à nouveau. « Non, rien remarqué » Okay... Hum. Il disait la vérité. Songeuse, la blondinette jeta à nouveau un regard en direction de sa femme. Impassible, mais soudainement très attentive à la conversation en cours. Peut-être une coïncidence. « A-t'il reçu des visiteurs chez lui dernièrement? » Il grognassa, l'air toujours hautement importuné. « Non » Toujours patiente, elle poursuivit. « Vous êtes présent dans le jour ou uniquement le soir? » Il croisa les bras, la détaillant de haut en bas. Effie soupira. « Que de soir alors...okay... » Elle l'ignora alors, sachant bien qu'elle n'obtiendrait pas de vrai piste avec lui. Son attention se porta plutôt une fois de plus sur la femme. Elle. Elle savait. C'était très certainement une femme à la maison. L'appartement était plutôt propre et bien rangé. Malgré la présence des enfants, il n'y avait pas de bordel visible. Quelqu'un devait constamment passer derrière eux. « Monsieur, je dois interroger votre femme » « Pardon!? » Elle le demandait très poliment, sauf qu'un refus ne serait pas accepté. Son instinct lui soufflait que c'était sa femme qui pourrait les aider et non lui. D'un regard assuré, elle se tourna vers Mike pour qu'il se charge de surveiller le grognon pendant qu'elle poserait ses questions. Elle en avait pas pour longtemps de toute manière. Doucement, Effie s'approcha de la femme voilée, lui adressant un sourire rassurant. « Faut pas vous inquiéter...on cherche simplement à l'arrêter avant que quelqu'un d'autre ne soit blessé » La femme leva finalement les yeux vers elle, sans répondre par des mots, mais elle avait tout de même compris le message. Elle s’inquiétait. Donc elle savait quelque chose. Maintenant, il fallait trouver quoi et comment. Ce qui était plus compliqué. « Qui connaissait le mieux Taymour, ici à cet étage » La dame tourna la tête en direction de son mari, avant de souffler une réponse. « ...le 412... » Hum. La porte complètement au fond du couloir. « D'accord, ils se parlaient tous les deux? » Elle hocha la tête. « Et donc, ils se sont également parlé le jour où... » Nouveau hochement de tête. Le jour de l'attentat. En soit, ce pouvait être une très bonne piste ça! Le type du 412 devait donc réellement bien cacher son jeu si la police n'avait rien relevé comme information après avoir inspecté le voisinage. « Merci, ce sera tout » Terminé! La blondinette leur tourna le dos, avant de se diriger vers la porte, suivit par son partner. C'est bon, ils n'avaient plus rien à faire ici de toute manière. D'ailleurs, leur charmant hôte referma brusquement la porte dans leur dos, avant de se mettre à crier dans sa langue. Charmant.

Effie tourna plutôt la tête en direction de Mike. « Je me souviens du rapport, le 412 est un homme seul, un travailleur du nom de Isam Jawhar. Il se décrivait comme solitaire, qui se mêle de ses affaires et ne parle à personne. Évidemment, il disait ne rien savoir et n'avoir rien vue. » Un bon menteur, peut-être. Pour le savoir, elle allait devoir lui parler face à face. D'un pas déterminé, elle se dirigea vers le fond du couloir, avant de s'arrêter à la porte 412. Inspirant profondément, elle frappa cette fois-ci à la manière Barsetti, avec plus de force et plus de conviction. « FBI, ouvrez nous la porte! » Fière de son coup, elle lança un petit sourire amusé en direction de Mike. Bha quoi, elle était capable de s'améliorer. Un silence inquiétant plana tout de même à la suite de son coup frappé. Peut-être était-il absent? Hum. Non, c'était minime et subtile, mais il y avait bien la présence de quelqu'un derrière cette porte. Elle fronça les sourcils. Qu'est-ce qu'il pouvait bien fai... La porte s'ouvrit à la volé et l'homme se jeta directement sur elle, la repoussant de toute ses forces sur le côté pour fuir entre elle et Mike. Trop surprise pour réagir, elle rebondit durement contre le mur. Mais merde! Relevant la tête, elle remarqua qu'il manquait quelqu'un... Un cri de douleur résonna plus loin, ce qui la réveilla soudainement. Qu'est-ce que... elle remonta en vitesse le couloir, jusqu'à déboucher dans la cage d'escalier. « Mike! » Évidemment, ce n'était pas lui qui couinait de douleur, non! Le nez en sang, le pauvre homme tentait encore de fuir son attaquant poursuiveur. « ...qu'est-ce que j'ai dis tout à l'heure! » Doucement, mais fermement, elle tira contre son bras pour le retenir. « Il a compris, je ne pense pas qu'il ait encore envie de fuir » Il semblait plutôt terrorisé en ce moment à vrai dire. « Pitié! Non! Je...je ne ferais rien! » Bon voilà, il ne comptait pas recommencer.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Dim 30 Avr - 8:04

Que les méchants se serrent les coudes entre méchants et que les gentils le fassent avec les autres gentils, ça pouvait parfaitement se comprendre. Mais que les supposés gentils ne fassent rien pour aider les autres supposés gentils à capturer les méchants c'était vraiment un parfait manque de logique et c'était particulièrement agressant. Bon d'accord, les minorités visibles se tiennent ensemble, ils se sentent opprimés, jugés, tout ça, mais putain quoi! Comment ils espèrent ne pas être pointé du doigt si le jour où on a besoin d'eux, ils nous refoulent en refusant de nous parler parce qu'ils n'ont pas confiance. Ça va hein, si vous faites plus confiance à votre putain de terroriste de voisin, pourquoi vous n'allez pas lui parler à lui, à la place hein? Avec un peu de chance, on vous arrêtera en combo et vous finirez tous en tôle, bravo! Profilage racial mon cul, si les gens en font, c'est qu'on leur donne une raison d'en faire! Bon d'accord, c'était peut-être un peu raciste à dire, je ne devrais pas penser comme ça, mais quand j'ai les nerfs, je deviens absolument tout ce qu'il ne faut pas être, c'est plus fort que moi. Les gens m'énervent, ce type m'énerve. Il n'a rien vu, il n'a rien entendu. Évidemment. Il croit quoi, qu'on est des imbéciles, qu'on n'a pas remarqué que l'isolation est à chier et qu'on entend presque tout en travers des murs? Effie continua son interrogatoire, passant de l'homme à la femme. Elle espérait probablement que cette dernière serait plus bavarde. Pas étonnant, les femmes ça ne peut jamais s'empêcher de parler. Pour ma part, mon désintérêt face à la situation flattait les plus hauts niveaux. Ça m'emmerdait profondément. C'était à se demander comment mon père avait réussit à faire une carrière presque entière dans le milieu des enquêtes. Ça prenait trois tonnes de patience, à coup sûr. Et je n'en avais pas, surtout pas ces derniers temps. Je laissais donc mon regard dériver sur les lieux, observant sans grand intérêt le laque de décoration de cet appartement. Mon regard croisa alors celui de la grand-mère et des gamins qui nous fixaient comme si on débarquait d'une autre planète. Difficile de dire si c'était de la curiosité ou de la peur. De toute façon, mon attention fut ramener sur Effie dès la seconde où je l'entendis conclure qu'elle en avait finit avec ses questions. C'était pas trop tôt. Et on se faisait d'ailleurs mettre presque poliment à la porte par l'homme qui referma sèchement cette dernière dans notre dos, si tôt nos pieds dehors. Je roulais les yeux d'exaspération avant de m'avancer de quelques pas. Cette journée allait être interminable.

« Je me souviens du rapport, le 412 est un homme seul, un travailleur du nom de Isam Jawhar. Il se décrivait comme solitaire, qui se mêle de ses affaires et ne parle à personne. Évidemment, il disait ne rien savoir et n'avoir rien vue. » Je parcourais les portes du regard, pour repérer le numéro gagnant. 412. Est-ce qu'on allait vraiment faire du porte à porte comme des scouts? Évidemment que personne ne savait rien et n'avait rien vu. Personne ne sait jamais rien et ne voit jamais rien! Le putain de président Kennedy s'était fait buter en pleine rue, en plein jour, et en pleine fanfare et personne n'avait rien vu! Elle croyait quoi? « Il allait quand même pas répondre qu'il est super curieux et qu'il adore fouiner dans les affaires de ses voisins...qui répondrait ça, sérieusement? Même moi je le ferais pas. » Fallait pas non plus les prendre pour des cons. Solitaire et qui se mêle de ses affaires, la description de 90% des américains face à un policier qui l'interroge. Les gens ne sont que des putains d'égocentriques. Je les comprenais totalement pour le coup, moi aussi j'avais vachement envie de refouler absolument tout le monde qui se risquait à vouloir venir mettre le nez dans mes affaires. Une fois face à la porte, Frozen s'inspira aussitôt de ma technique pour s'annoncer avec beaucoup plus de conviction. Et c'était mieux oui, mais pas encore au point. Cette fille allait définitivement passer un dur moment à essayer de se faire respecter, par les autres du métier oui, mais surtout par les méchants. Bref, je tendais l'oreille à mon tour, constatant le silence provenant de l'appartement. Soit il était absent, soit ça n'allait pas tarder à nous chier dans les bottes...Et de fait, la porte s'ouvrit à la volée, l'homme repoussant sèchement Effie sur son passage pour filer dans le couloir. Est-ce que j'ai dit qu'il était "pas si con"? Qu'importe, je le retirais. Ce pauvre débile était complètement con. Il ne me fallut pas deux secondes, que j'étais déjà sur ses talons, le rattrapant juste au moment où il tendait le pied vers la première marche pour descendre. Oh s'il croyait qu'il allait me faire le coup des escaliers, il se mettait les doigts dans le nez, jusque dans le trou du cul! D'un mouvement brusque et sec, j'attrapais son bras pour le tirer dans le sens contraire de la direction où il souhaitait aller, le déséquilibrant au passage, et le retournant face au mur pour lui écraser durement le visage dessus. Tant pis pour son nez, il n'allait pas en avoir besoin dans les jours à venir de toute façon.  « Mike! » Connais pas, jamais entendu parler. Je l'ignorais donc, m'adressant plutôt à ma pauvre gazelle aux yeux marrons. « Tu sais ce qui me bluff le plus, c'est que vous avez l'air de continuer de croire que partir à courir est une stratégie intelligente. Putain mec, c'est stupide! » Et tout en disant, je continu de lui tordre le bras, lui arrachant un cri de douleur au passage.  « Il a compris, je ne pense pas qu'il ait encore envie de fuir » Je tourne mon regard vers Effie. Elle ne croyait pas qu'il avait encore envie de fuir? On voit qu'elle ne faisait pas souvent de la patrouille. Ils avaient toujours envie de fuir, dès que l'option allait se représenter, il allait à nouveau détaler sans demander son reste. C'était toujours comme ça. Quand il commença à se plaindre lui même, je lui redonnais fermement un bon coup dans le dos pour le faire taire. « Je t'ai pas sonné toi, met la veilleuse. » Et reportait à nouveau mon attention sur Effie. « Tu voulais que je fasse quoi, que je le laisse partir? Ils partent pas à courir, s'ils ont rien à se rapprocher... » Je marquais une pause. «...non en fait, ils le font quand même oui, parce qu'ils sont débiles. Mais je m'en branle. » Je tirais l'homme vers moi pour le retourner et pouvoir le regarder dans les yeux. « T'as pas la bonne journée, ni le bon flic pour jouer à ça. Capeesh? »

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Lun 1 Mai - 10:35

Sérieusement? Elle n'était certainement pas venue ici pour s'occuper d'une foutu poursuite. Son boulot consistait à interroger des gens, discuter calmement avec eux et ne surtout pas créer ce genre de vague. Sauf que manque de chance, ce type-là avait décidé de foutre le camp de son appartement, dans l'espoir de filer entre leur doigts et ensuite quoi? Disparaître? Se faire oublier? C'était vraiment n'importe quoi oui! Et elle avait l'impression de ne pas avoir signé pour ce type d'intervention là aujourd'hui. Secouée, mais encore réactive, Effie soupira un bon coup d'avant de remarquer qu'elle était seule désormais. Évidemment, son partner ne s'était pas préoccupé de ce détail, préférant mettre la main sur le fuyard. Main qu'il avait d'ailleurs réussi à mettre si elle en jugeait par tous ses bruits et couinement de douleur. Inquiète qu'il se laisse emporter sur monsieur 412, elle remonta rapidement le couloir jusqu'à déboucher sur la cage d'escalier. C'est avec aucune surprise qu'elle tomba sur Mike, en train d'écraser la figure de l'homme contre le mur. Depuis le départ, elle se doutait bien qu'il serait susceptible d'avoir ce genre de réaction si un truc se passait mal. Elle comptait simplement sur son propre calme intérieur pour équilibrer la chose. Se rapprochant de lui, elle souligna le fait que 412 ne semblait plus du tout vouloir fuir de toute façon. C'était lisible sur ses traits ou encore, à cause de la blessure sur son nez.« Tu voulais que je fasse quoi, que je le laisse partir? Ils partent pas à courir, s'ils ont rien à se rapprocher... » Ce n'était pas ce qu'elle avait dit non. Elle lui demandait uniquement d'arrêter de le brusqué étant donné qu'ils avaient justement remis la main dessus. «...non en fait, ils le font quand même oui, parce qu'ils sont débiles. Mais je m'en branle. » Effie fronça les sourcils, marquant ainsi une once de découragement. Qu'il ait oui ou non quelque chose à se reprocher, rien ne garantissait que c'était en lien avec Taymour, de un et de deux, ce n'était pas en le secouant dans tous les sens qu'ils auraient des réponses à leur question. Réfléchissant rapidement à la meilleure chose à faire, la blondinette tourna la tête en direction du couloir. Le bruit commençait à attirer les curieux. Il y avait bien une ou deux portes d'entre ouverte avec des nez curieux qui en sortaient timidement. Ce n'était pas bon ça. « T'as pas la bonne journée, ni le bon flic pour jouer à ça. Capeesh? » Le 412 hocha vivement la tête, avant de renifler bruyamment. « On ne peut pas rester ici, on attire trop l'attention » Tournant la tête vers Mike, elle s'exprima d'un ton calme et ferme. « On va le raccompagner chez lui, puis ensuite on le questionnera » D'un geste du menton, elle lui fit signe de traîner l'homme en direction du couloir. Celui-ci s'agita à nouveau, visiblement pas très content du plan. « J'ai rien fais! Je veux qu'on me libère! » Tout pour attirer encore plus l'attention. Génial. Rendu-là, elle laissa son patrouilleur agressif s'occuper de le faire entrer dans l'appartement de la manière qui lui convenait le mieux. Peu importe.

Elle referma elle-même la porte une fois tous les trois à l'intérieur du 412. Voilà qui serait moins risqué pour lui poser des questions. Malgré tout, elle croyait qu'ils devaient demeurer prudent. « Passe lui les menottes, on s'évitera des problèmes... » Avec les mains dans le dos, il risquait moins d'avoir envie de leur sauter dessus. Et elle disait ça parce qu'elle sentait de la colère qui grimpait dans ce type. D'ailleurs, elle recula d'un pas lorsqu'il cracha sauvagement sur ses pieds. Non mais! Et par la suite, une ribambelle d'insultes dans une langue qui lui était inconnu résonna dans le quarte et demi. Parce qu'il ne lui envoyait probablement pas des compliments après lui avoir craché aux pieds, non! La patience est une vertus, la patience est une vertus... Elle inspira profondément, levant les yeux en direction de Mike qui s'occupait d'attacher les deux poignets du cracheur. Au moins, elle avait eu raison là-dessus. Valait vraiment mieux s'éviter une attaque de sa part. Il le poussa ensuite contre le canapé, question qu'il reste sagement assit sans faire chier. « Je refuse de parler! Surtout pas à une femme! » Effie passa une main contre son visage, avant de soupirer. Y'en aura pas de facile. Visiblement, ce type faisait vraiment tout pour les nuire. Ou plutôt, pour lui nuire elle personnellement. Jetant un coup d'oeil en direction de Mike, elle haussa les épaules. « Parle lui toi, je peux me contenter d'observer. Il ne sait même pas pourquoi on est là et déjà il est sur la défensive. Il était moins hargneux dehors que dedans... » Elle planta son regard dans celui du fuyard, l'air concentré. « ...donc il cache vraiment quelque chose, ici-même » L'homme se remit à nouveau à maugréer dans sa propre langue. Mâchoire crispée, pincement de lèvres, regard fuyant. Bien. Elle avait raison en plus de ça. Ce qui n'était peut-être pas une si bonne chose que ça non plus. Tout à coup attentive au décors, elle observa la décoration de la pièce, ainsi que les meubles. Doucement, elle fit quelque pas en direction de la cuisine, guettant attentivement la réaction de l'homme. Hum. Rien. Pas là alors. Elle pivota plutôt vers la salle de bain, observant les tableaux étranges d'affichés au mur. Alors? Non, rien encore. Monsieur 412 finirait par se trahir tout de même. Elle le sentait. Jetant un coup d'oeil rapide en direction de la chambre, elle ne nota rien en particulier. Un lit défait, des rideaux noirs épais contre la fenêtre et quelques vêtements ici et là. Il restait donc encore une pièce, elle fit quelques pas vers celle du fond. « Okay! Je vais parler! C'est quoi vos questions!? » Bingo. Trop tard pour ça 412, comme t'as voulu faire chier, ah bien pas de deuxième chances non. Elle n'était pas si naïve que ça non plus. Surtout pas conne, surtout pas stupide et encore moins qu'une simple femme au service d'homme comme lui. S'arrêtant dans le cadre de porte, elle tourna la tête vers son partner. « Surveille le, veux-tu... » Ils auraient l'air con si le type se mettait soudainement à fuir parce que les deux avaient le dos tourné. Intriguée, Effie entra dans la pièce aux allures de simple rangement. Il y avait un peu de tout là dedans. Des chaises, des boîtes, un grand congélateur, une armoire en bois, des babioles, une table basse... hum. Patiente, elle ouvrit un carton, observant une pile de livre à l'intérieur. Elle tira également un tiroir, toujours rien. La grande armoire était totalement vide, donc rien non plus. Ses doigts se posèrent sur le congélateur. Froid. Donc il était en fonction. Une drôle d'impression la traversa tout de même. Probablement qu'elle regardait beaucoup trop la télé, mais juste au cas où, elle ferait mieux de vérifier qu'il y avait bel et bien de la nourriture là dedans. Elle souleva donc le couvercle, l'appuyant contre le mur derrière. Elle sursauta brusquement sur le coup de la surprise. Qu'est-ce que... Reculant de deux pas, elle sentit son souffle se suspendre quelques secondes. Seigneur dieu. Impossible, ses yeux n'avaient pas bien vue non. Elle souffrait d'imagination fertile, oui voilà. La blondinette se rapprocha à nouveau. Bordel de merde! Pas une hallucination, non! Il y avait des cadavres de chats et de... petits chiens congelés. Quel horreur! Une dizaine d'animaux congelés reposaient là-dedans. Avalant de travers, elle se précipita à nouveau dans la pièce principale, le regard troublé et la gorge nouée. « On va... avoir besoin de réponses oui... » Impossible de décrire la chose, son cerveau n'avait pas encore réalisé pleinement. Presque au même moment, monsieur 412 étira un regard paniqué. « Je peux expliquer! J'ai un permis de chasse! J'ai le droit!»

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Sam 6 Mai - 18:33

Parce qu'attirer l'attention ce n'était jamais une bonne chose. La police était trop dans le radar des gens, épiée de tout les sens par les vautours en quête d'un scandale à étaler dans la presse. La brutalité policière c'était un sujet tendance et alléchant pour les journalistes, surtout quand ça concernait les aspects raciaux. Sauf que voilà, comme pour le reste, je m'en souciais vraiment très peu actuellement. Ainsi, je ne me préoccupais pas tellement de savoir que des curieux nous épiaient depuis l'embrasure de leur porte. Qu'est-ce que ça changeait? Ce type avait prit la liberté d'essayer de filer sous le nez des flics, et moi, en tant que flic, j'avais prit la liberté de lui casser son dit nez. Ce n'était peut-être pas totalement légal, mais ça me semblait une juste équation. On récolte ce que l'on sème qu'il parait. De son côté, Effie ne semblait pas vraiment l'entendre de cette façon, beaucoup plus soucieuse à l'idée qu'on attire trop de regard sur notre petite intervention. Peut-être qu'elle était trop timide, ou trop protocolaire. Ce ne serait pas étonnant, elle avait plutôt l'air du type à rester discrètement dans l'ombre et aussi, elle sortait des bancs d'école, là où on vous apprenait à être très protocolaire justement. Sauf que moi, je n'étais ni un, ni l'autre. Être au centre de l'attention ça ne me faisait pas peur, et désobéir aux règles, c'était mon nouveau mantra. « On va le raccompagner chez lui, puis ensuite on le questionnera » Non? J'aurais envie de dire non, de continuer de me défouler sur le type, mais je n'étais pas aux commandes. Elle était l'agent du FBI et j'étais son escorte. J'allais donc devoir marcher sur ma rage et faire ce qu'elle voulait. Sèchement, je tirais donc sur le bras du suspect pour le tirer à ma suite, ignorant royalement ses jérémiades. « Ta gueule, merde!. » Et à l'adresse des curieux qui continuaient d'observer discrètement, peut-être pensant qu'on ne les voyait pas. « Vous avez rien de mieux à faire?! Vous en voulez aussi?! » Que j'accompagnais en claquant ma main durement contre le mur du couloir pour les faire sursauter. Ça avait au moins le mérite d'être efficace, car aussitôt les portes se refermèrent. Merci. Le spectacle était fini.

Une fois de retour dans le 412, avec notre malheureux évadé, Effie conseilla de lui mettre les menottes pour lui couper l'envie de fuir. Je ne me faisais donc pas prier pour tirer sans délicatesse sur ses bras afin de lui passer les menottes que je serrais beaucoup plus que nécessaire. Rien pour arrêter l'enculé, puisque ce dernier se prit quand même la liberté de cracher aux pieds de Frozen. Je le tirais alors sèchement vers moi pour lui couper ses instincts de lama. « Fais ça encore une fois et je t'arrache la langue avec mes doigts. » J'espère qu'il était assez malin pour lire dans mon regard que ma menace était parfaitement sérieuse. Probablement, puis qu'il s'arrêta de débiter ses insultes incompréhensibles quand je le forçais à poser son cul sur le canapé miteux du salon. Parfait, bon chien. « Je refuse de parler! Surtout pas à une femme! » Je le fixais d'un air totalement blasé. Vraiment? Il allait vraiment faire le coup de l'extrémiste qui refuse de parler aux femmes?  « Parle lui toi, je peux me contenter d'observer. Il ne sait même pas pourquoi on est là et déjà il est sur la défensive. Il était moins hargneux dehors que dedans... »  Et comment que j'allais lui parler! Elle pouvait aller fouiller les lieux comme elle le voulait, enfin, même si on n'avait pas réellement de mandat pour le faire. Ceci dit, ce n'était pas moi qui allait le faire remarquer. Je me penchais plutôt légèrement vers mon lama, étirant un sourire mauvais. « T'as un problème avec les femmes, amico? T'as oublié d'où t'étais sortie peut-être? Tu veux que je te fasse une leçon de biologie? » J'appuyais mes mots en relevant mon pied, pour poser ma botte au niveau de son entrejambe, le faisant aussitôt serrer les dents. Les sueurs de nervosité perlaient sur son front alors qu'il jetait un coup d’œil presque paniqué par-dessus son épaule pour tenter de voir où se trouvait Effie. J'appliquais donc encore un peu plus de pression sur son engin, question d'attirer à nouveau son attention.  « Okay! Je vais parler! C'est quoi vos questions!? »  Je ricanais aussitôt en secouant légèrement la tête. « C'est pas moi qui pose les questions, je suis juste là pour te tabasser au besoin. » Je plissais le nez dans une grimace entendu, lui soufflant à mi-voix; « Je suis le méchant flic. » Je lui souriais à nouveau, mais changeait vite d'air en entendant Effie sursauter. Je relevais machinalement les yeux vers la pièce où elle était disparu. D'un même geste, je mettais la main au collet du type pour le tirer, prêt à traverser la pièce pour rejoindre Frozen, mais celle-ci réapparu en vitesse avant que j'ai eu le temps de traverser le salon. « On va... avoir besoin de réponses oui... » Je plissais les yeux d'un air interrogateur. Qu'est-ce qu'elle avait trouvé? Un corps, des explosifs? Oh faites que ce n'était pas un de ces tordus dégueulasses qui collectionnaient des trucs carrément...dégueulasses? « Je peux expliquer! J'ai un permis de chasse! J'ai le droit!» Le sourcil arqué, je reportais mon regard sur l'abrutit. Un permis de chasse? Pourquoi je sentais que je n'allais pas aimer? Entre ça et l'air que faisait Effie, je pouvais plus ou moins deviner de quoi il pouvait s'agir, mais la blondinette ne tarda de toute façon pas avant de faire savoir que ce maniaque avait un congélo remplit d'animaux mort. What?! Je grimaçais, en reportant mon regard sur le psychopathe. « Mais c'est quoi ton problème merde?! » Je secouais alors la tête d'un air découragé. Ah les humains, sérieusement! « J'espère que tu les manges pas au moins. C'est dégueulasse. Et illégal. Ce sont pas des chevreuils, dumbass! » Bon ça n'allait pas faire avancer l'enquête sur Taymour ceci dit, mais un freak de moins en liberté, ça restait toujours un freak de moins. Brusquement, je le poussais à nouveau contre le canapé pour l’asseoir, puis appuyais pour activer le receveur radio à mon épaule et signaler notre présence à la patrouille, leur demandant au passage d'envoyer quelqu'un récupérer le débile. Après quoi, je tournais mon regard vers Effie. « Ça va? T'as finit avec lui? » Une façon plus ou moins subtile de lui demander si elle tenait le coup. Enfin, ce n'était pas comme découvrir un corps humain coupé en morceau dans un congélo, mais il fallait être sans cœur pour ne pas broncher face à ces pauvres bêtes. Et je n'étais pas sans cœur, frustré peut-être, mais pas au point de n'avoir rien à foutre de ce qu'elle pouvait penser.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Mar 9 Mai - 10:50


Faut avouer que Mike avait tout de même son utilité aujourd'hui. Au point où elle-même semblait se rapprocher d'un état de perte de patience, grâce à ce type du 412, elle avait son partner pour s'occuper de le brasser, de le menotter et de le menacer. Elle ne s'en plaindrait pas, dans la mesure où ce musulman cherchait vraiment les problèmes. Ah bien qu'il les trouve! Après lui avoir craché aux pieds, elle ne serait pas celle qui prendrait sa défense face à Mike. Non. Il y avait bien des limites à être gentille et ne récolter que du mépris en retour. Elle n'était pas stupide à ce point. Le manque de respect, c'était difficile à tolérer. Pas qu'elle était surprise ou étonnée d'une telle réaction, disons juste que ça lui convenait très bien de ne pas avoir à le confronter. Au lieu de ça, elle tenta plutôt de fouiller discrètement la pièce. Elle se servait principalement de ses yeux pour effectuer une inspection visuelle, à la recherche de détails ou indices, non sans noter aussi les réactions de monsieur 412 qui se faisait donner un cours de biologie 101 par Mike. Hum. Il poussait le bouchon loin, mais elle gardait toujours le silence, ce qui signifiait donc qu'il avait la liberté de dire ou faire ce qu'il voulait pour l'instant. Elle interviendrait si besoin. À l'heure actuelle, il restait une seule pièce qu'elle n'avait pas exploré et il était hors de question de reculer, surtout en voyant la réaction paniquée de 412. Il lui prouvait simplement qu'il cachait quelque chose dont il avait honte ou alors quelque chose d'illégal. Soudainement enclins à parler, la blondinette l'ignora totalement, prenant ensuite la liberté de fouiller un peu la pièce de débarras. La voix de Mike continuait de résonner au loin. « C'est pas moi qui pose les questions, je suis juste là pour te tabasser au besoin. »  Son attention tout à coup tourné sur le grand congélateur blanc, elle oublia tout le reste. Intérieurement, elle priait pour ne rien découvrir d'horrible dans ce truc.

Des animaux morts. Et congelés. Son sang se glaça sur l'effet de la stupeur. Elle savait qu'elle venait de sursauter, mais son cerveau était complètement vide de pensée pour l'instant. Pourquoi? Comment? Vite, valait mieux quitter cette pièce au plus vite. Fuir de cette vision dégoûtante. Son instinct reprit heureusement le dessus et la blondinette s'éloigna pour rejoindre Mike, le souffle un peu court. Elle inspira profondément pour demeurer calme, puis lui annonça ce que 412 cachait chez lui. Parce que permis de chasse ou non, rien ne lui permettait de tuer des chats ou des chiens en pleine ville. C'était loin d'être une excuse valable. « Mais c'est quoi ton problème merde?! » Voilà une question pertinente, en effet. Qu'est-ce qui avait traversé l'esprit de ce type pour qu'il s'attaque à de pauvres animaux inoffensifs. La mine inquiète, elle tourna la tête dans sa direction. « J'espère que tu les manges pas au moins. C'est dégueulasse. Et illégal. Ce sont pas des chevreuils, dumbass! » Effie se souvenait très bien de ses cours de profilage. Cet homme qui tuait des animaux. Tout le monde connaissait cette histoire. Et quel en était la suite? Il tuait des humains. C'était toujours comme ça. Ce type était carrément le stade 1 du futur meurtrier. Il s'exerçait, il se pratiquait, comme un genre d'entraînement. Seigneur Dieu. Pourquoi est-ce qu'elle en était aussi horrifié. Sûrement parce que ça ne sortait pas d'un livre. Peut-être même que c'était parce que cet homme ne savait pas encore vers quoi il se dirigeait inconsciemment.

« Ça va? T'as finit avec lui? » Elle releva les yeux vers Mike, hésitante. C'était le moment pour cuisiner cet homme sous tous les angles ou bien se contenter de laisser un autre s'en charger. Après tout, des flics débarqueraient le récupérer d'ici quelques minutes. « Ça va, oui... » Réponse évasive, mais elle réfléchissait encore à la seconde question. Que faire? Hum. Prenant son courage à deux mains, elle choisit finalement de s'en tenir au but premier de cette visite. Donc rien en lien avec les animaux morts de son congélateur. « Quel est la nature de votre lien avec Taymour? » Il la fixa quelques secondes, avant de surveiller la réaction de Mike à ses côtés. Soit il parlait, soit il... allait éventuellement souffrir. Ça lui semblait un peu trop barbare à son goût, mais au point où ils en étaient. Oh well. Et justement, il choisit l'option sans douleur. « Aucun, pas vraiment. Il vit seul, comme moi et une fois on a pris le thé. Mais je vous jure que je ne savais pas... Il était juste gentil avec moi, c'est tout! » Terrorisé, mais honnête. Enfin un peu de vérité, ça fait du bien. En conclusion, il était possible que ne ce soit qu'un simple hasard si ses deux là discutaient ensemble. Ou qu'ils prenaient le thé, comme il le mentionnait. Dommage, parce que ce n'était donc pas une piste à explorer. À moins que... « Est-ce qu'il était au courant pour votre...passe-temps » Si tuer des animaux étaient véritablement un passe-temps en soit. « Non! » Elle fronça les sourcils. Hey une minute 412, ton visage lui, il dit totalement autre chose! Elle pinça les lèvres. « ...et laissez moi deviner...il trouvait ça intéressant? » Encore une fois, elle visait juste, malgré son absence de réponse qui voulait tout dire. Bordel de merde. Comme quoi entre psychopathe, ils se comprenaient! Quelle horreur. Sérieusement. Elle imaginait bien le truc oui. Une petite tasse de thé tout en discutant de la meilleure façon pour tuer un chien. C'est pas possible merde.

Les patrouilleurs que Mike avaient demandé arrivèrent soudainement et elle se retira en silence pour les laisser travailler. De toute façon, elle n'avait plus particulièrement envie de discuter avec le 412. Au moins, elle pourrait toujours spécifier la nature de leur lien dans son rapport, mais même encore là... rien qui ne pouvait permettre de retrouver Taymour. C'était trop large comme information. Dans le pire des cas, si le FBI voulait quand même l'interroger, ils n'auraient qu'à le récupérer au poste. Après tout, elle aurait bien essayé. Aucune réponse n'était inscrite dans le ciel et parfois, on ne parvenait jamais aux résultats espérés. Elle salua poliment les patrouilleurs, avant de les regarder quitter l'appartement avec leur futur psychopathe en devenir. Hum. Et dire que cet homme serait peut-être relâché dans la nature d'ici peu de temps. Bref, maintenant qu'il était hors de sa vue et qu'elle était sortie de cet appartement, Effie reporta son attention vers Mike. « On peut rentrer, plus personne ne nous dira quoi que ce soit désormais... » Ils n'étaient pas stupides non plus. Ses pauvres gens allaient tous leur tourner le dos sans aucun remord. Elle ne voulait pas perdre son temps à frapper contre des portes pour rien du tout. Elle pouvait presque sentir leur hostilité flotter dans l'air. La blondinette se dirigea donc vers la cage d'escalier pour redescendre en bas complètement. Elle assumait bien son choix de quitter, ce n'était pas parce qu'elle abandonnait complètement, mais plutôt parce qu'elle savait qu'ils n'avaient plus rien à creuser ici. Une fois dehors, enfin, elle soupira doucement. « On aura essayé, je suppose... » C'était toujours mieux que rien. Sauf que ce n'était tout de même pas Mike qui devrait répondre à son patron. Lui il avait amplement fait ce qu'il avait à faire. En quelque sorte, malgré son comportement agressif ou disons brusque, il avait sans doute mieux fait qu'elle. Pour cette fois, elle se garderait bien de le critiquer oui.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Sam 13 Mai - 12:02

Je me souviens encore de ce sentiment qu'on a quand on sort tout juste de l'Académie de police et qu'on intègre pour la première fois le service actif. On y croit vraiment, comme des gamins qui viennent de réaliser leur rêve d'enfant, qui croient fermement qu'ils feront une différence, que le monde se portera un peu mieux parce qu'ils sont là pour le protéger et le défendre. Et je me souviens aussi de ce qu'on ressent quand on réalise finalement que ça ne changera rien. Que peu importe le nombre de méchants qu'on sortira de la rue, il y en aura toujours plus le lendemain. Les gens seront reconnaissants un jour, on sera les héros, et le lendemain, on nous jettera à nouveau la pierre, parce qu'on les fait chier, parce qu'aussitôt que la loi n'est pas de leur côté, ça les fait forcément chier. Et il y a toute la désillusion quand on se rend compte que la réalité est beaucoup plus horrible que la pratique. La première fois où on se retrouve vraiment face à la mort, qu'on voit l'horreur autrement que décrite dans un bouquin ou illustrer dans une télé. Il fallait se le dire franchement, être flic c'était un métier de merde. Pour quelques beaux moments de réconfort quand on parvenait à sauver quelqu'un ou à rendre justice, il y en avait le double qui vous laissaient simplement écorché et amer, déçu de l'humanité et de cette merde de vie qu'on vivait. Effie allait l'apprendre d'elle-même. Des animaux morts dans un congélo, ce n'était même pas la pointe de l'Iceberg. On finissait tous par regretter un jour ou l'autre, d'avoir prit cette voie. On finissait tous par souhaiter avoir fait un autre choix. C'était comme un cancer, ça vous rongeait silencieusement, un peu plus à chaque jour, jusqu'à ce que ça en devienne insupportable. Et là, généralement, il y avait trois fins possibles, soit tu retournais ta veste, devenant l'un de ceux que tu combattais depuis toujours, parce que l'évidence montrait qu'à la fin de la journée, c'était toujours eux qui finissaient par gagner. Soit tu décidais d'abandonner pour te laisser sombrer dans l'alcool et la solitude, tiré vers le fond par un désespoir qu'on ne pouvait pas soigner. Ou alors, tu fonçais dans un mur et espérais ne plus te réveiller. Ceci dit, il y avait quand même quelques chanceux, ceux qui avaient trouver une lumière et un refuge, qui avaient une raison de rentrer tout les soirs et de s'accrocher. Les optimistes, les courageux, les amoureux, les intouchables. Je ne faisais visiblement pas partie de ceux-là, mais j'espérais bien qu'Effie en soit une, pour qu'elle n'ait jamais à ressentir cette douleur dévorante. Je ne la connaissais pas beaucoup, mais il suffisait de croiser son regard une fois pour avoir envie qu'elle soit épargné.

« Ça va, oui... » Sans doute, elle n'était probablement pas aussi fragile qu'elle en donnait l'impression, sinon elle ne serait pas là en ce moment. Je hochais simplement la tête, je n'étais pas celui qui allait creuser sous la surface de toute façon. Mon attention se reportait donc sur notre psychopathe notoire qu'elle continua d'interroger encore un peu à propos de Taymour. Je devais avoir fait bonne impression puisqu'il sembla beaucoup plus enclin à parler. Son passe-temps, comme Effie le qualifiait, ça n'allait pas le garder en tôle bien longtemps. Il allait probablement écoper de quelques sanctions et amendes et serait relâché dans la nature. Et on connaissait tous la suite de l'histoire, dans peu, ou dans beaucoup de temps avant de la chance, on allait revenir pour ce type, parce qu'il allait avoir tué autre chose que des animaux. Sauf qu'on n'y pouvait rien. C'était comme ça. Il fallait fermer les yeux et dormir la nuit. Peu de temps après, les patrouilleurs arrivèrent à l'appartement, je leur balançais le dégueulasse, tout en leur indiquant de passer par le congélo. Ils allaient se démerder avec le reste. Pour la première fois de la journée, j'étais presque content de n'être que l'escorte d'Effie, je n'avais donc pas à m'en charger moi-même. « On peut rentrer, plus personne ne nous dira quoi que ce soit désormais... » Sans doute. Ça devait avoir bien refroidit le voisinage tout ça. Je lui emboîtais silencieusement le pas quand elle descendit pour revenir sur la rue.  « On aura essayé, je suppose... » Je plissais légèrement les yeux en l'observant « Tu sais, ce gars Taymour, on le trouvera pas comme ça. Je suis pas dans les bureaux des supérieurs, je sais probablement pas tout, mais s'ils envoient un profiler du FBI faire du porte à porte hasardeux dans East Side, c'est qu'ils doivent vraiment rien avoir à se mettre sous la dent. » Elle ne pouvait pas vraiment espérer avoir du succès. Trop de temps avaient déjà coulé, s'il y avait des indices à trouver sur place, c'étaient probablement déjà disparus. La seule façon de remonter jusqu'à Taymour, était de remonter dans les filets du terrorisme. C'était les spécialistes de ce domaine qui devait faire leur travail. « Tu fais du profilage, ton travail c'est d'analyser les gens...pas de les trouver...comme moi c'est pas mon job d'enquêter...On voudrait pouvoir tout faire, mais on peut pas. » J'haussais les épaules. « Tu peux rentrer au bureau et dire à ton supérieur que t'as rien trouver...ou tu peux y retourner et lui dire que tu seras là pour interroger tous les suspects qu'ils vont te ramener, mais que c'est pas ton job d'aller les chercher dehors. » Je m'arrêtais près de la voiture, ouvrant la portière tout en relavant à nouveau les yeux vers Effie. « Mais si tu veux jouer dehors...tu vas devoir apprendre les règles du jeu. Et pour ça, y'a rien de mieux que la patrouille. » Je souris, puis me glisse à l'intérieur de la voiture. Oh je n'avais pas la prétention de lui dire quoi faire ou même prétendre avoir de bon conseils à lui donner, j'étais absolument à mille lieux d'être un exemple à suivre, mais je pouvais quand même parler de ce que je connaissais.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Mar 16 Mai - 9:35

Personne n'aimait vraiment rentrer bredouille comme s'il avait perdu leur temps au lieu de le rentabiliser de la bonne manière. Bien sûr qu'elle espérait trouver un tout petit détail à se mettre sous la dent, question de prouver qu'elle était capable de plus que ça. Plus que d'être la nouvelle fille du bureau. Disons juste que ça aurait été bien. Malheureusement, la réalité était tout autre. Elle allait devoir travailler plus fort que ça encore pour parvenir à faire une différence dans une enquête, qu'elle soit terroriste ou autre. Elle débutait avec le plus difficile, mais c'était comme cela que l'on pouvait le mieux apprendre. Malgré tout, elle soupira doucement entre ses lèvres, réellement embêtée de ne pas pouvoir faire mieux que ça. Et puis ce n'était pas de la faute de son accompagnateur non. « Tu sais, ce gars Taymour, on le trouvera pas comme ça. Je suis pas dans les bureaux des supérieurs, je sais probablement pas tout, mais s'ils envoient un profiler du FBI faire du porte à porte hasardeux dans East Side, c'est qu'ils doivent vraiment rien avoir à se mettre sous la dent. » La blondinette tourna la tête dans sa direction, alors qu'elle marchait doucement en direction de la voiture garé plus loin sur la rue. Elle haussa les épaules, ne voyant pas tellement quoi lui répondre. « Ils font de leur mieux » Sans piste, il n'y avait pas dix solutions non. Tout le monde devait prêter mains fortes et se croiser les doigts de réussir à mettre la main sur un truc, petit ou gros. Un détail quelque part avait été oublié. De toute façon, c'était justement ses fameux supérieurs qui avaient le plus de pression sur les épaules. Ils devaient fournir des réponses à ceux encore plus haut placé qu'eux-même. Du genre le gouvernement de ce pays. « Tu fais du profilage, ton travail c'est d'analyser les gens...pas de les trouver...comme moi c'est pas mon job d'enquêter...On voudrait pouvoir tout faire, mais on peut pas. »  Et puis quoi alors? C'est avec ça qu'elle devait se sentir mieux? Incertaine, elle fixa plutôt l'horizon sans rien dire. « Tu peux rentrer au bureau et dire à ton supérieur que t'as rien trouver...ou tu peux y retourner et lui dire que tu seras là pour interroger tous les suspects qu'ils vont te ramener, mais que c'est pas ton job d'aller les chercher dehors. » Comme si c'était aussi facile que ça! Il ne comprenait rien. « Je viens tout juste d'arriver, ce n'est pas le moment d'aller confronter mon chef sous prétexte qu'il ne m'assigne pas à la bonne tâche. Peut-être qu'il veut justement me tester et voir si je vaux un peu plus que rien que mon titre de profiler. Donc non, je ne vais certainement pas lui refuser d'en faire plus qu'à l'ordinaire ou bien lui montrer que je suis trop lâche pour sortir dehors. » Et ça, c'était sa façon de penser à elle. Bien sûr qu'elle ne pouvait pas être qualifiée et douée dans tout. Ça ferait trop à apprendre, mais elle n'avait pas peur de sortir le nez de sa zone de confiance. Pourquoi? Parce que sans ça, elle ne serait jamais une bonne agent tout court. Elle serait uniquement la petite blonde profiler du bureau à qui on ne peut jamais rien demander de plus que son expertise. Ennuyeux! Elle était jeune okay, elle manquait certes d'expérience, mais la bonne volonté était bien là.

Elle s'arrêta une fois à la voiture, prête à y embarquer de nouveau. « Mais si tu veux jouer dehors...tu vas devoir apprendre les règles du jeu. Et pour ça, y'a rien de mieux que la patrouille. » Elle l'observa quelques secondes sans rien dire, réfléchissant plutôt à ses mots. En quoi est-ce que la simple patrouille de rue pouvait vraiment lui permettre d'apprendre le genre de règles dont il faisait allusion? Songeuse, elle prit place sur le siège passager avant de refermer la porte. « Je ne suis pas certaine d'être autorisée à faire de la patrouille aujourd'hui...ou à en faire tout court » Oh mais vrai, elle s'adressait à un mec qui n'avait clairement pas l'air de connaître ce genre de règlement ou plutôt, qu'il évitait de les suivre si ça lui chantait. Quel commentaire inutile, donc. Elle récupéra plutôt son gros dossier sur Taymour pour noter quelques détails à l'intérieur pendant que Mike conduisait. Bon alors, le premier voisin, celui en face qui avait dit que... Elle arrêta d'écrire au milieu de phrase, déconcentré par autre chose. Est-ce que Mike l'avait invité à faire de la patrouille ou est-ce qu'il avait simplement dit ça par hasard pour faire genre. Hum. Peu importe. Et puis pourquoi est-ce qu'il voudrait s’embêter à rester avec elle plus longtemps. Si ça se trouve, il n'était pas mécontent de la ramener au FBI sans plus attendre. Va savoir. Donc, le 412 avait été lui aussi interrogé et... Effie soupira avant de refermer brusquement son dossier. Oh et puis merde hein! D'un regard accusateur, elle fixa son conducteur. « T'as qu'à me ramener au point de départ et si d'ici là entre temps tu reçois un appel, prend le, je m'en voudrais de te monopoliser pour rien si on a terminé ce qu'on devait faire » Là dessus, elle observa en avant, incapable de dire ce qui la poussait vraiment à vouloir tenter à ce point de répondre à un stupide appel d'itinérant qui dérange ou de scène de ménage trop bruyante. Ce n'était pas utile pour elle, certainement pas. Sauf qu'elle ne voyait pas en quoi elle serait incapable de réagir à un truc aussi de base. Franchement. « Et puis de la façon dont tu en parles, on croirait presque que ça te plaît... » Elle n'était pas dupe non plus hein. Elle savait pour quel raison il était collé à de la patrouille. Ce n'était même pas son poste officiel. En gros, ils étaient deux imposteurs oui. Sauf qu'elle avait bien noté sa manière d'en parler, c'est à dire sans aucun dédain, mépris ou autre truc qui laisserait savoir qu'il préférait plutôt quitter la police que de retourner au banc de simple patrouilleur de rue. Étrange. Qu'est-ce qu'il voulait vraiment au fond? Défoncer des tas de portes et s'exposer aux pires dangers ou alors prendre du recule? Vrai que c'était un peu confus comme truc. Peut-être voulait-il uniquement mieux paraître avec son poste étant donné qu'elle était du FBI, mais encore là, elle le croyait capable de s'en moquer totalement.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Mer 31 Mai - 20:22

S'il y avait une chose qu'on m'avait souvent reproché, c'était mon manque d'ambition. Et pour une fois, ça ne datait pas de la mort de mon père. J'avais toujours été comme ça, je n'avais jamais ressentit le besoin d'en faire plus que nécessaire ou de me fixer des objectifs plus notables. Et je sais que ça avait longtemps agacé mon paternel. Surtout à l'époque du lycée, quand il espérait me voir prendre des chemins plus glorieux que celui de la police. Non pas qu'il répugnait son propre métier, mais il semblait normal pour un parent de souhaiter plus à ses enfants. Il aurait probablement voulu que je poursuive mes études à l'université, en criminologie ou encore que j'intègre une académie plus prestigieuse, comme le FBI, tel que l'avait fait Effie ici présente. Des projets et des intentions que je n'avais jamais partagé. Ce n'était pas que je me croyais incapable d'y parvenir, au contraire, je m'en serais probablement très bien sortie, mais j'avais déjà mon plan. Le SWAT. Je ne voulais pas faire l'armée, et l'unité était ce qui s'en rapprochait le plus. C'était ce que je voulais. L'action, l'adrénaline. Et aujourd'hui, ça me glissait entre les doigts, un peu plus à chaque jour et le pire, c'est que ça ne me dérangeait pas autant que ça le devrait. Bon d'accord, ça me faisait chier, surtout l'impression d'être peu à peu effacé de l'équipe, celle de perdre ma place, mais autant ça me fâchait, autant ça ne semblait pas suffisant pour me faire remonter à la surface. Et évidemment, je ne pouvais pas m'attendre à ce que les gens partagent et comprennent ce détachement dont je faisais preuve. Effie semblait vouloir en faire le plus possible, quitte à prendre des tâches qui ne lui étaient pas destinées. Soit c'était l'enthousiasme du débutant, soit elle était simplement comme ça. Très différente de moi, de toute évidence. Pour ma part, si je pouvais éviter de me coltiner les tâches des autres, j'allais le faire volontiers. Rien ne me faisait plus chier que d'avoir à sortir de mes périmètres d'expertises. Les enquêtes ça m'emmerdaient. Je ne comprenais pas tout l'engouement et l'excitation qu'il pouvait y avoir autour de cette recherche d'indice et de coupable. Je préférais de loin intervenir quand ce sale boulot était déjà fait et que les cerveaux cédaient leur place aux muscles. Peut-être bien que tout le monde faisait de son mieux dans cette chasse au sorcière, mais force était d'admettre que c'était une course perdue d'avance. « Je viens tout juste d'arriver, ce n'est pas le moment d'aller confronter mon chef sous prétexte qu'il ne m'assigne pas à la bonne tâche. Peut-être qu'il veut justement me tester et voir si je vaux un peu plus que rien que mon titre de profiler. Donc non, je ne vais certainement pas lui refuser d'en faire plus qu'à l'ordinaire ou bien lui montrer que je suis trop lâche pour sortir dehors. » Elle voulait faire ses preuves oui. On l'avait tous fait. Moi aussi d'ailleurs et peut-être même que je devrais recommencer, question de regagner la confiance de mes supérieurs, mais je n'en avais pas la moindre envie. Pas envie de faire des efforts, pas envie de recommencer à lécher les bottes des autres pour qu'on me laisse ma chance. J'avais bien envie de lui répondre que c'était bien beau d'être volontaire, mais que ce n'était pas une raison de tout accepter. C'est comme on dit, 'trop bon, trop con'. Sauf que voilà, j'étais presque certain qu'elle n'avait pas envie d'entendre un commentaire de ce genre, j'allais donc me retenir.

Je poursuivais plutôt sur le fait qu'avant d'être capable de bien travailler sur le terrain, il fallait d'abord en apprendre les règles. Et je ne parlais pas des cas extrêmes qu'ils apprenaient à gérer au FBI, mais du simple quotidien, tout ce qui relevait de la laideur de ce triste et petit monde. C'était ça la patrouille. Je n'en étais pas fan, mais je pouvais très bien en reconnaître l'utilité. « Je ne suis pas certaine d'être autorisée à faire de la patrouille aujourd'hui...ou à en faire tout court » Certes. Et alors? « Et tu fais toujours juste ce que t'as le droit de faire? » À quoi bon représenter la loi si on ne pouvait pas en profiter pour la transgresser un peu non? Je lui jetais un regard. Non clairement que cette fille avait la tête à suivre les règles au pied de la lettre. Après ceci dit, je ne voyais pas très bien où je voulais en venir moi-même. Si je voulais lui prouver que j'étais un mauvais flic qui ne faisait que sa propre justice, j'étais bien partie. Et pourtant, me voilà presque en train de lui proposer de rester avec moi plus longtemps que nécessaire. Est-ce que j'avais vraiment envie de traîner une FBI avec moi en patrouille? Enfin, remarquez, elle était quand même plus mignonne que mes précédents partner.  « T'as qu'à me ramener au point de départ et si d'ici là entre temps tu reçois un appel, prend le, je m'en voudrais de te monopoliser pour rien si on a terminé ce qu'on devait faire » Cette fois, j'arquais un sourcil, légèrement étonné. J'avais rêvé ou elle était prête à tricher les protocoles?  « Et puis de la façon dont tu en parles, on croirait presque que ça te plaît... » Cette fois j'étirais un sourire, un poil sarcastique quand même. « Ça peut pas être pire que de faire du porte à porte comme un scout. » Je n'étais pas assigné à la patrouille, je n'avais pas une voiture de patrouille non plus et j'étais probablement censé revenir au poste sans faire de détour dès lors qu'on avait terminé notre tâche, mais rien à foutre. Je mettais la radio sur le channel de la patrouille pour capter les appels, attendant que quelques choses se présente. Accroche dans un stationnement? Non. Vol dans un magasin? Non plus. Faire la circulation sur une route entravée? Encore moins. Il devait bien y avoir quelque chose. Homme nu dans un parc public? Bingo! J'attrapais aussitôt l'émetteur. « Barsetti, je m'en occupe. » D'un air presque amusé, je jetais un coup d’œil à Effie. « Quoi? Ça vaut la peine de répondre juste pour le voir. Ce sera moins traumatisant que des animaux morts dans un congélo...ou pas. Au moins ça t'apprendra quelque chose nouveau, t'auras pas totalement perdu ta journée. Et puis c'est vraiment important de savoir gérer les drogués qui courent à poil dans les parcs. » Dans un ricanement, je tourne le coin de la rue pour me diriger en direction du parc en question, allumant les lumières du pare-brise, à défaut d'avoir les gyrophares sur le toit.

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MessageSujet: Re: let's work together [Mike&Effie]   Lun 5 Juin - 9:42


Non, rien à voir avec le fait qu'elle était du genre à briser les règles et à enfreindre le protocole juste pour s'amuser. Loin de là. Vrai qu'elle avait du mal à dire pourquoi dans ce cas elle s'était ouvertement proposée à patrouiller avec lui si jamais il y avait un appel, mais Effie ne souhaitait pas pousser son analyse plus loin. Pas besoin. C'était trop tard pour reculer désormais et puis Mike semblait agréablement surpris. « Ça peut pas être pire que de faire du porte à porte comme un scout. » Elle leva les yeux au ciel, avant de secouer doucement la tête d'un air presque découragé. Bizarrement, elle en doutait tiens! N'ayant pas étudié pour devenir flic de la ville, elle avait sans doute une ou deux lacunes sur ce côté-là, mais le FBI l'avait quand même entraîné pour des cas plus difficile. Bien sûr qu'elle pouvait donc faire de la patrouille. Ce n'était pas une question d'en être capable ou pas. Ce n'était juste pas le chemin qu'elle avait décidé de prendre. D'ailleurs, lui aussi n'avait pas réellement choisi cette voie-là. Bref, elle l'observa mettre la radio sur le poste de la patrouille, écoutant aussitôt les appels qu'il y avait. Des cas tout à fait anodin. On était loin de l'attentat terroriste, de l'appel à la bombe ou d'un grave cas de kidnapping. Non, ici il était plutôt question de faire la circulation ou même intervenir parce qu'un pauvre type se baladait à poil dans un lieu publique. Sérieux? « Barsetti, je m'en occupe. » Wait, what!? Elle tourna la tête dans sa direction, le fixant de ses grands yeux clairs. Mais pourquoi est-ce qu'il avait choisi ça!? « Quoi? Ça vaut la peine de répondre juste pour le voir. Ce sera moins traumatisant que des animaux morts dans un congélo...ou pas. Au moins ça t'apprendra quelque chose nouveau, t'auras pas totalement perdu ta journée. Et puis c'est vraiment important de savoir gérer les drogués qui courent à poil dans les parcs. » C'est ÇA son excuse? La blondinette pinça les lèvres avant de reporter son attention vers le devant de la route. « Apprendre quelque chose de nouveau, vraiment? » Elle soupira. Il y avait quoi à apprendre de cette situation au juste? Rien du tout! « Ce type souffre probablement d'une schizophrénie non diagnostiqué ou encore de grave déshydratation. Il n'y a rien de plus à en tirer. C'est un cas de maladie mentale dans la majorité des cas. » Bordel, personne de censé ne se balade à poil devant des gens! Tout le monde le savait. Et rendu là, ça n'avait rien de traumatisant non. C'était plutôt triste même. Cet homme était souffrant, il n'y avait pas de quoi rire. « Et ce n'est pas drôle... » Oui parce que monsieur Barsetti semblait vraiment apprécier la situation. Se réjouir du malheur des autres ne faisait pas partie de sa personnalité. Voilà pourquoi elle conservait son sérieux au lieu de réagir comme lui. Et puis c'était cent fois plus professionnel aussi. Si quelqu'un avait des choses à apprendre ici, c'était sûrement lui. Pas que elle. Non pas qu'elle se croyait meilleure, mais personne ne l'avait collé à la patrouille pour cause de mauvais comportement. Just saying.

Une fois sur place, son conducteur gara la voiture non loin, en bordure du parc en question. Pour le moment, il n'y avait pas vraiment rien à signaler. Effie se glissa hors de la voiture, observant l'entrée du parc. Une vieille dame qui baladait son petit chien avec un air scandalisé sur le visage attira son attention. D'ailleurs, elle venait justement vers eux. Apparemment, elle avait un message à leur transmettre. « Ah c'est pas trop tôt! Ce sale voyou à uriné dans la poubelle! C'est scandaleux! Il ne porte aucun vêtement sur lui! » Le menton relevé, elle s'éloigna ensuite, sans attendre son reste. Elle semblait surtout pressée de quitter ce parc et sans doute avec raison. La blondinette soupira, jetant un coup d'oeil en direction de Mike. « Tu veux faire quoi? Le ramener au poste? » Hors de question qu'elle touche à un schizophrène dénudé. Et encore fallait-il le retrouver. Ce qui ne devait pas être très difficile, mais bref. Toujours incertaine, elle se dirigea vers le parc, suivant le petit sentier asphalté. À peine quelques pas de fait qu'elle l’aperçu, de dos. Génial. Il pataugeait dans la grande fontaine! Ça va pas la tête? Quelques pigeons innocents traînaient sur le bord, l'observant sans un bruit. Elle se doutait bien qu'il était formellement interdit de se baigner, si on pouvait vraiment dire ça comme ça étant donné que ce n'était pas creux, mais le problème en soit était surtout sa nudité et le fait qu'il troublait l'ordre public. Elle soupira. C'est pas possible oui. Il lui manquait des cases. Préférant plutôt suivre Mike, elle lui emboîta le pas lorsqu'il décida de se rapprocher un peu plus encore. Et comme de fait, lorsqu'il s'annonça verbalement à l'homme, celui-ci se retourna rapidement dans leur direction. Et merde. Emmerdée, Effie se concentra de son mieux sur son visage et non pas tout le reste, question de ne pas éventuellement avoir un haut le cœur. « J'ai le droit, je fais rien de mal » Oh et puis quoi encore? Pourquoi est-ce que tout le monde avait cette foutu phrase à la bouche? J'ai le droit. Non! Justement! C'est plus qu'interdit oui. On se balade PAS nue! Merci. Rien fait de mal? Enfreindre le règlement, c'est mal tout court. Agacée, elle conserva tout de même son calme olympien. « Monsieur, sortez immédiatement de la fontaine... » On allait débuter comme ça. Il la fixa soudainement, comme si elle venait d'apparaître dans le décors. Un large sourire étira ses lèvres. Oh pitié pas ça non! Sale pervers! Offusquée sur les bords, elle détourna plutôt le regard en direction de Mike. Help. Pas question qu'elle y touche non. « J'irais pas le chercher, désolé » Posant ses mains contre ses hanches, elle poursuivit. « Je maintiens mon hypothèse sur la maladie mentale et j'ajoute que son instabilité pourrait aussi être dangereuse. » Entre personnes instables non se comprend, non? Ton tour, Barsetti.

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